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Sa maison démolie sans avertissement: «ça me fait mal et ça n’arrête pas de faire mal»

TVA Nouvelles

Le cauchemar d’un résident de Sainte-Marthe-sur-le-Lac se poursuit, lui qui a vu sa maison mobile être détruite par les autorités sans avoir été averti.

La résidence, située à proximité du lieu de la brèche initiale dans la digue, a été démolie «d’urgence» par les autorités jeudi midi.

Son propriétaire est encore sous le choc, partagé entre colère et tristesse.

«J’étais à une réunion pour obtenir mon fameux ‘papier jaune’ et avoir ma permission pour revenir dans la maison [...] J’arrive ici et je vois cet amoncellement de vidanges : c’est ma vie qui est là! J’essaie de comprendre», a avoué Daniel Alix en entrevue à TVA Nouvelles, la voix nouée par l’émotion.

 

«C’est inexplicable. C’est intolérable», avoue le sinistré, qui affirme que plusieurs objets étaient «récupérables» dans sa demeure, dont des œuvres d’art et des objets de valeurs. «Qu’est-ce que qui pressait à ce point là», se demande-t-il.

«Ça fait beaucoup de coups en l’espace de deux semaines, nos vies nous amènent ailleurs», affirme Daniel Alix.

«Tout ce que j’ai pu récupérer, c’est le portefeuille à mon père. C’est débile », a-t-il conclu, en sanglots.

Incompréhension dans le voisinage

Rencontrés sur les lieux jeudi, les voisins de M. Alix étaient eux aussi outrés et ne comprenaient pas pourquoi une telle décision a été prise.

«C’est sauvage, a affirmé un résident. Je suis venu justement aujourd’hui parce que je me suis demandé s’ils allaient faire la même chose avec moi, sans m’aviser et mettre la pelle là-dedans.»

«Je ne peux pas croire qu’ils ont fait ça, dit une autre voisine. Je ne peux pas croire qu’ils ne l’ont pas contacté. Il y a une façon de contacter quelqu’un, sinon tu ne mets pas la pelle dedans! Tous ses biens sont là!»

Des responsables du chantier ont expliqué que la démolition d’urgence avait été décidée en raison de travaux.

Une enquête interne sera menée par la municipalité afin de déterminer ce qui a pu se produire.

«Tout ce que je peux dire, c’est que cette maison mobile a été atteinte au trois quarts (...) Ce qui s’est passé exactement, je n’en ai aucune idée. Comment ça s’est fait? On fait notre enquête interne et on verra la suite», a dit la mairesse Sonia Paulhus en point de presse vendredi après-midi.

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