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Un cauchemar de trois ans pour une sinistrée

Agence QMI

Jaime Harpe

Une sinistrée du gigantesque incendie de forêt de Fort McMurray appelée «la Bête» paye encore une hypothèque pour sa maison qui a pourtant été détruite en 2016.

Trois ans après ce triste événement, considéré comme l’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire du Canada, des sinistrés restent toujours marqués dans cette région de l'Alberta. C’est le cas de Jaime Harpe.

«Des vies ont été détruites, a-t-elle confié à Global News. C’est facile pour les gens de parler aux médias et de dire que les choses vont bien et que la reconstruction se déroule bien. Cela ne va pas pour tout le monde, il y a encore beaucoup de gens à Fort McMurray qui souffrent.»

Cet incendie avait forcé l’évacuation de plus de 80 000 personnes à Wood Buffalo et à Fort McMurray, au printemps 2016. Plus de 2500 maisons et édifices ont brûlé à Fort McMurray en mai de cette année-là. La résidence de Mme Harpe faisait partie du lot.

Elle est depuis ce temps-là à couteau tiré avec sa compagnie d’assurance. Elle déplore le fait d’être traitée comme si c'était de sa faute.

«Vous savez, nous n’avons pas demandé au feu de détruire notre maison et nos vies. Nous voulons juste notre maison», a-t-elle confié à Global News.

Selon le Bureau d'assurance du Canada, jusqu'à présent, seulement 37 % des maisons détruites ont été reconstruites. Plusieurs ont choisi de ne pas reconstruire après l'incendie ou ont déménagé depuis.

En entrevue à CBC, Jaime Harpe a expliqué qu’elle avait été en mesure de régler une réclamation pour le coût du contenu de son domicile, mais il reste encore la question de la maison qui doit être reconstruite. En attendant, elle a acheté une propriété à côté de son ancienne maison et y a installé une maison préfabriquée.