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La gestion des barrages d’Hydro-Québec critiquée par des municipalités

TVA Nouvelles

Des maires de municipalités bordant la rivière des Outaouais, inondées cette année, demandent une enquête sur la façon dont Hydro-Québec et ses partenaires gèrent les barrages qui doivent retenir l’eau.

Après la municipalité de Mansfield-et-Pontefract, le maire de Fort-Coulonge, Gaston Allard, demande lui aussi qu’on se penche sur cette question.

C’est que pour une troisième fois en trois ans, ses concitoyens ont les pieds dans l’eau, a-t-il affirmé dimanche en entrevue avec TVA Nouvelles.

«C’est très difficile à comprendre comment ça peut se passer, quand on considère que la rivière des Outaouais, c’est une des rivières les plus régularisées au Canada», soulève M. Allard.

De nombreux barrages régulent en amont les flots et la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais (qui regroupe Hydro-Québec, Ontario Power Generatin et des agences provinciales et nationales) s’occupe de coordonner les niveaux.

«Hydro-Québec, sont où?, se questionne M. Allard. Quand est-ce que quelqu’un va nous parler, nous dire ce qu’il se passe? Mes citoyens ont des questions, j’ai les mêmes. Si on attend pour nous répondre, c’est qu’on prépare ce qu’on va nous dire, et habituellement, c’est parce qu’il y a quelque chose qui cloche.»

«Pas de cachettes»

Pour sa part, la société d’État québécoise assure qu’elle n’a pas de cachettes à faire», qu’elle est en lien avec les municipalités et qu’elle collabore avec la Sécurité publique. La porte-parole d’Hydro-Québec, Geneviève Chouinard, affirme d’ailleurs en entrevue que les deux maires ont été rencontrés cette semaine et que le producteur et distributeur d’énergie est prêt à emmener des spécialistes supplémentaires si nécessaire.

«On travaille depuis le mois de janvier, même avant ça, à vider nos réservoirs pour être capable d’accumuler toute l’eau qui s’accumule en ce moment», indique Mme Chouinard, qui assure qu’Hydro-Québec comprend les inquiétudes et le désarroi des sinistrés.

Elle observe toutefois qu’encore cette année, la crue est exceptionnelle, mais que les centrales sur la rivière des Outaouais ne permettent pas de retenir de l'eau.

Pour régulariser l’eau sur la rivière des Outaouais, les réservoirs situés plus au nord (Baskatong, Dozois et Cabonga) sont mis à contribution. Il reste encore de la place présentement pour la fonte des neiges, qui s’accélère dans ce secteur, souligne Mme Chouinard.

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