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Ligne rose d’ici 2021: pas réaliste selon le directeur du Bureau de la ligne rose

Elsa Iskander

 - Agence QMI

GEN-METRO-STM

Joël Lemay / Agence QMI

Une première pelletée de terre pour la ligne rose en 2021 pour le métro de Montréal, comme l’avait suggéré Valérie Plante en campagne électorale, n’est pas réaliste, laisse entendre David Therrien, directeur des projets de mobilité durable de la Ville.

«Je vous dirais que «pelletée de terre en 2021», pour un métro, réalistement, c’est teinté d’une forme d’optimisme», a dit lors d’une entrevue avec le 24 Heures celui qui chapeaute le Bureau de projet de la ligne rose.

En campagne électorale, Projet Montréal a promis une ligne de métro reliant le sud-ouest et le nord-est de Montréal. L’actuelle mairesse Valérie Plante avait fait miroiter une première pelletée de terre d’ici 2021, puis évoqué la possibilité de creuser vers la fin d’un premier mandat ou le début d’un second.

Actuellement, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) élabore une fiche d’avant-projet pour un mode de transport reliant le nord-est et le sud-ouest, qui n’est pas nécessairement une «ligne rose».

«Le travail a commencé», confirme Simon Charbonneau, relationniste de l’ARTM, à propos de la fiche devant être complétée d’ici décembre 2019, puis acheminée au gouvernement.

La fiche explique comment le projet d’infrastructure répond à un besoin, et traite des coûts et du financement. Une série d’étapes, incluant les dossiers d’opportunité et d’affaires, précèdent la réalisation du projet. «C’est sûr qu’on parle d’années pour franchir les étapes», commente M. Therrien.

Équipe à former

Le Bureau de la ligne rose, promis en campagne électorale puis créé l’automne dernier, a un budget d’un million $. Son directeur, récemment entré en fonction, souhaite recruter cinq à dix professionnels d’ici la fin de l’année.

Selon la Ville, ce Bureau étudiera le potentiel du projet d’un point de vue socio-économique et de développement urbain, et identifiera les secteurs nécessitant une meilleure desserte, alors que l’ARTM développe les études techniques.

Cela dit, l’Autorité examine aussi la desserte. «On fait des études préalables sur la desserte, les besoins de mobilité dans l’axe et par la suite, en fonction de ce qui existe aussi dans les autres réseaux et des moyens que l’on a, on détermine le mode de transport», dit M. Charbonneau.

«La Ville, on est les mieux placés pour comprendre notre territoire et nous on va faire des études complémentaires que l’ARTM n’envisagerait pas de réaliser», indique M. Therrien, évoquant le développement socio-économique et l’intégration dans le milieu.

Des sommes spécifiques pour une ligne rose ne figuraient pas aux derniers budgets de Québec et d’Ottawa. «Toutes les formules de financement pourraient être envisagées», selon M. Therrien.

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