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28 détenues de Leclerc envoient une mise en demeure

Agence QMI

Sébastien St-Jean/Agence QMI

Sébastien St-Jean/Agence QMI

Vingt-huit femmes détenues à l’Établissement Leclerc, à Laval, mettent en demeure la direction du centre de détention, critiquant les conditions de vie qui y prévalent.

«Fouilles à nu abusives, eau non potable, infestations d’insectes, confinement dans nos cellules pendant de longues périodes, insalubrité générale et autres. Les conditions dans lesquelles nous fait vivre la direction du Leclerc sont misérables», a indiqué par communiqué Louise Henry, ex-détenue à l’origine de ce mouvement de dénonciation.

«Les risques pour notre santé et notre sécurité sont réels», a-t-elle poursuivi en parlant de cette prison provinciale.

La Ligue des droits et libertés, qui chapeaute l’initiative des détenues, somme le gouvernement Legault de trouver rapidement une solution pour amélioration les conditions d’emprisonnement.

«Les témoignages provenant de diverses sources et les vingt-huit plaintes portées cette semaine nous forcent à conclure que la ministre [de la Sécurité publique Geneviève] Guilbault n’est pas vraiment au fait de la réalité vécue par les femmes incarcérées», a déploré Eve-Marie Lacasse, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés.

«Jusqu’où le gouvernement va-t-il laisser la situation se dégrader?», a-t-elle ajouté.

La Ligue des droits et liberté est un organisme sans but lucratif, «indépendant et non partisan», issu de la société civile québécoise et qui milite en faveur de la