/news/politics

Le NPD s’engage à soumettre tous les géants du web aux mêmes règles

Agence QMI

Un gouvernement néodémocrate taxerait les géants du web et s’assurerait de consulter les Québécois avant de signer toute entente avec l’un d’eux, comme celle que le gouvernement Trudeau a conclue avec Netflix.

Le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique (NPD), Alexandre Boulerice, a dévoilé lundi les promesses de la formation politique «pour mettre fin au traitement préférentiel dont bénéficient les géants du web».

Le NPD s’engage à facturer la TPS, au même titre que le Québec exige la TVQ à Netflix, à ces entreprises étrangères du divertissement.

 

«C’est simple: ces multinationales font de la concurrence déloyale et ce sont nos PME, nos artistes, notre langue française et le financement de nos services sociaux qui sont menacés!», a déploré M. Boulerice dans un communiqué.

Le gouvernement Trudeau a annoncé à l’automne 2017 avoir signé une entente avec Netflix qui a suscité une vague de critiques.

Celle-ci ne prévoit pas d’obligation pour l’entreprise de payer des taxes de vente au Canada. L’entente, qui n’a jamais été rendue publique, prévoit également que Netflix investira 500 millions $ sur cinq ans en production télévisuelle canadienne, mais sans promesse de contenu francophone.

S’il est porté au pouvoir, le NPD ne signera pas d’entente avec une entreprise de ce type avant d’avoir consulté les Québécois au préalable, a indiqué le parti.

Le vérificateur général du Canada a rapporté, la semaine dernière, que le fisc canadien a perdu près de 170 millions $ en 2017 en taxes non perçues sur les produits numériques en provenance de l’étranger.

Appelé à réagir à cette analyse, le premier ministre Trudeau a indiqué que son gouvernement n’avait pas l’intention de hausser les taxes pour les «consommateurs».

«Les consommateurs paient déjà trop pour les services internet ici, mais on fait partie de l’équipe internationale qui est en train de regarder comment on va ajuster nos systèmes pour mieux comprendre la réalité du commerce électronique», a-t-il dit mardi dernier.