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Un garçon de Dolbeau-Mistassini sauvé par son voisin

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

Un enfant de sept ans de Dolbeau-Mistassini, au Lac-Saint-Jean, a la vie sauve aujourd'hui grâce à son voisin qui a su pratiquer les manœuvres de réanimation cardio-respiratoire (RCR) à un moment où personne ne se doutait qu'un drame était sur le point de se jouer.

Maël Simard a été victime d'un arrêt cardiaque, le 2 mai dernier, alors qu'il jouait à l'extérieur avec ses amis. Croyant qu'il s'était simplement évanoui, les enfants se sont précipités pour aller chercher de l'aide.

«Lorsque je l'ai trouvé inerte sur le gazon, il n'avait pas de signes respiratoires ou vitaux apparents, a raconté le père de Maël à TVA Nouvelles, Éric Simard, qui est toujours au chevet de son fils au CHUL à Québec où il a été transféré par avion-ambulance. Le voisin est arrivé en courant en me demandant s'il pouvait m'aider. Je lui ai laissé la place. J'ai levé la tête de Maël le plus haut possible et il a commencé le massage cardiaque.»

Les ambulanciers ont pris le relais environ trois minutes après le début des manœuvres.

«Il n’y avait plus de pouls lorsque je l'ai pris, a expliqué l'une des deux paramédics qui sont intervenus, Érika Bonneau. On a débuté le RCR. Quand on a installé l'appareil de défibrillation, le moniteur nous disait que son coeur était en fibrillation. Ce qui a maintenu son coeur dans cet état, c'est le massage précoce entrepris par le voisin. Si ça n'avait pas été fait, le cinq minutes de délai entre l'appel au 911 et notre arrivée aurait sûrement été fatal pour l'enfant.»

Maël a été rapidement plongé dans un coma pendant 70 heures pour diminuer les risques de dommages au cerveau.

Plus d'une semaine après l'incident, il se porte bien même si les spécialistes ne savent toujours pas ce qui a provoqué cette arythmie cardiaque.

«On ne pense jamais que ça peut arriver à un enfant et on n'a aucun antécédent familial de maladie cardiaque, a précisé le père. Les spécialistes ne comprennent pas ce qui s'est passé, mais ils sont convaincus que la rapidité d'intervention de tout le monde a fait la différence. Notre voisin lui a sauvé la vie.»

Éric Simard a accepté de témoigner de l'incident pour inciter les gens à s'inscrire à une formation RCR.

«On demande à chaque personne une heure de leur temps. C'est peu pour sauver la vie de vos proches et de tous ceux que vous aimez», a-t-il lancé comme message.

Érika Bonneau a choisi elle aussi de parler publiquement pour soutenir les parents dans leur combat.

«Quand on est arrivé, le petit gars était mort. Son coeur fibrillait, mais il n'avait plus de pouls et on l'a ramené à la vie et je sais que c'est grâce à nous et au voisin qui était là pour lui, a assuré Mme Bonneau. Ce n'est pas facile de convaincre les gens de la nécessité d'avoir une formation RCR et c'est pourtant tellement important.»

L'ambulancière, qui est aussi maman d'un jeune enfant, ne cache pas que cette intervention a été la plus difficile émotionnellement de sa jeune carrière.

«Un enfant c'est tellement petit, tellement beau et tellement innocent. Ça ne devrait jamais arriver», a ajouté Érika Bonneau.

Maël Simard doit subir une intervention chirurgicale jeudi et si tout se passe bien, il devrait recevoir son congé de l'hôpital la semaine prochaine.