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Un maire exaspéré par la bureaucratie

Amélie St-Yves | Journal de Montréal

Un maire de la Mauricie déplore être toujours en attente d’un permis pour rehausser une route fréquemment inondée, après deux ans de démarches auprès du gouvernement.

Le maire de Maskinongé, Roger Michaud, s’explique mal que sa municipalité ne puisse pas encore rehausser un tronçon de 560 mètres d’une route déjà existante, après des études d’impact sur l’environnement ayant coûté 80 000 $.

« C’est encore pour savoir s’il n’y aurait pas une grenouille ou une couleuvre qui ne passerait pas là. Quand je vous dis que la bureaucratie est rendue là. C’est rendu que les grenouilles sont plus importantes que les citoyens, au niveau de l’Environnement et de la Faune », dit-il en soulignant que son administration a rencontré des fonctionnaires à trois reprises pour répondre à leurs questions.

Pas d’ambulances ni de pompiers

Sur la portion la plus à l’est de la route de la Langue-de-Terre, l’eau prend toujours deux semaines de plus à se retirer lors des crues en raison d’une dénivellation d’environ 45 centimètres.

La Municipalité souhaite que tous les citoyens de ce tronçon, soit une quarantaine de maisons, aient accès aux mêmes services en même temps.

« Sinon, les ambulances et les pompiers n’y vont pas parce qu’il y a de l’eau. Les autobus scolaires n’y vont pas non plus. Ni les vidanges », soutient le maire.

Les 160 000 $ destinés à payer les travaux sont réservés depuis 2016. Maskinongé a cependant jusqu’au 31 décembre 2019 pour réaliser l’aménagement, car cet argent provient du Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution du Québec (TECQ).

Déjà retardé

Sinon, la municipalité d’environ 2300 habitants devra retourner la somme aux instances gouvernementales. Par ailleurs, le projet a déjà dû être retardé d’un an en raison des délais, à l’été 2018.

M. Michaud attend un décret ministériel, après quoi le ministère de l’Environnement a 90 jours pour délivrer le permis. Maskinongé devra ensuite aller en appel d’offres.

Les travaux devront par ailleurs être réalisés en juillet, août ou septembre puisqu’il s’agit d’une zone inondable.

Le ministère de l’Environnement n’a pas répondu aux questions du Journal.

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