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Les Bruins poussent les Hurricanes au bord du gouffre

Jonathan Bernier | Agence QMI

Capture d'écran TVA Sports

La tempête a soufflé et elle a soufflé fort. Regaillardis par leurs bruyants partisans, les Hurricanes de la Caroline ont tourbillonné sans relâche dans le territoire adverse. Sans la tenue de Tuukka Rask, les Bruins de Boston auraient été complètement soufflés.

Les 20 arrêts que le gardien finlandais a réalisés sur autant de tirs au premier vingt, le temps que ses coéquipiers retrouvent leurs repères, a pavé la voie à un gain de 2 à 1 des Bruins, mardi soir, dans un PNC Arena survolté.

Et que dire des deux dernières minutes de jeu, au cours desquelles le gardien finlandais a dû faire preuve d’un sang-froid exemplaire pour maintenir cette mince priorité?

En avance trois gains à zéro dans cette finale de l’Association de l’Est, la troupe de Bruce Cassidy aura l’occasion, jeudi, de balayer les Hurricanes et d’atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis leur revers aux mains des Blackhawks de Chicago, en 2013.

Oui, il ventait à écorner les bœufs dans la zone des Bruins. À preuve, les 20 tirs des Hurricanes au premier vingt n’étaient que trois de moins que les 23 qu’ils ont décochés lors du deuxième match. Onze de ces 20 tirs ont été obtenus en supériorité numérique. De ceux-ci, six ont été décochés par des défenseurs et sur plusieurs d’entre eux, Rask n’avait pas la vue voilée.

D’ailleurs, en attaque massive, les Hurricanes ont, une fois de plus, été atroces. Sur les cinq occasions dont ils ont bénéficié, ils n’ont guère été menaçants. En fait, ils ont à peine fait bouger les joueurs des Bruins. Impossible, de cette manière, d’ouvrir une brèche ou une ligne de passe.

Même à trois contre quatre pendant 69 secondes et à trois contre cinq pendant 45 secondes supplémentaires, les Bruins n’ont eu aucune difficulté à se défendre.

En fait, leur seule menace est survenue lors de la première punition du match. Rask a dû bloquer un tir et les trois retours qui s’en sont suivi.

Indigne d’un capitaine

En matinée, l’entraîneur en chef des Hurricanes, Rod Brind’Amour, avait pris soin de souligner que, malgré l’urgence de la situation, ses joueurs devaient rester discipliner. Être combatif était important, mais il fallait s’assurer de le faire dans les règles de l’art.

Curieusement, le vétéran Justin Williams n’a pas semblé avoir saisi le message. Il a ajouté six minutes de punition à son dossier, portant à 10 son total au cours des deux derniers matchs. On parle ici d’un joueur qui n’avait passé que 44 minutes au cachot lors des 82 rencontres de la saison régulière.

Mardi, ses trois punitions mineures ont été le résultat de gestes de frustration et de réaction.

Venant de Brad Marchand, le geste pouvait paraître déplacé. N’empêche que, sur le fond, la peste des Bruins avait raison. Avec son titre de capitaine, Williams ne peut se permettre ce genre d’écart de conduite.

13 buts, 11 marqueurs

En plus de la tenue de Rask depuis le début de cette confrontation, ce qui fait le succès des Bruins, c’est la contribution de tous leurs effectifs. En marquant le deuxième but des Bostoniens, Brad Marchand est devenu le 11e joueur à secouer les cordages du but des Hurricanes sur un total de 13 buts.

D’ailleurs, les deux seuls joueurs à avoir eu raison de Petr Mrazek ou de Curtis McElhinney à deux occasions sont Chris Wagner, auteur du premier but de la rencontre, et Matt Grzelcyk. On parle d’un attaquant de quatrième trio et d’un défenseur évoluant sur le troisième duo.

♦ Calvin de Haan a été le seul à déjouer Rask. Son but inscrit en milieu de deuxième période a réduit l’écart à un but.