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Six moments marquants de l’ère Ferrandez

Agence QMI

Maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal depuis 2009, le polarisant Luc Ferrandez aura marqué les dernières années en politique municipale. Dans la foulée de sa démission, annoncée mardi, voici six moments de sa carrière qui ont fait les manchettes:

1. Hausse des taxes: de «l’amateurisme», selon Luc Ferrandez

En février 2018, Luc Ferrandez confie au micro de Paul Arcand au 98,5 FM que c’était une erreur de Projet Montréal de promettre de ne pas augmenter les taxes au-dessus de l’inflation. «Il n’aurait jamais fallu promettre cela en campagne électorale. C’était de l’amateurisme», a-t-il confié.

Le lendemain, aux côtés de la mairesse Valérie Plante, il reconnaît avoir fait une erreur. Il dit d’ailleurs avoir passé la journée à fredonner la chanson «Le chant du bum» de Richard Desjardins. «J’aurais dû, ben dû, donc dû...», a-t-il entonné. La mairesse a complété les paroles de la chanson en lançant «farmer ta grand’yeule!», suivi d’un grand éclat de rire.

2. «Fuck U»

Alors qu’une partie du Québec fait face à une nouvelle vague d’inondations, le maire a publié sur sa page Facebook à la fin du mois d’avril une publication s’ouvrant par la phrase «Fuck you, nous autres» qu’il retire aussitôt.

Dans son message, il traitait les citoyens et les élus «d’enfants-rois», ajoutant qu'«on sait tout ce qu’il faut faire et qu’il ne faut pas faire» (par exemple, il ne faut pas construire en terrains inondables). «Nous méritons amplement tous les malheurs qui nous arrivent», pouvait-on lire.

3. Ticket en vélo

En avril 2018, il a écopé d’une contravention parce qu’il a roulé à vélo dans le sens contraire du trafic, sur le boulevard Saint-Laurent, en direction sud, non loin de la rue Notre-Dame. Il enfourchait un Bixi.

Il se rendait à l’hôtel de ville au moment de l’infraction. Il a reconnu son erreur et a assuré qu’il aller payer sa contravention.

4. Petit somme au conseil municipal

En avril de la même année, il s’est défendu de s'être assoupi lors d’une séance du conseil municipal et a accusé les médias de ternir sa réputation. La veille, le «24 Heures» avait révélé qu’il semblait somnoler lors de la période de questions des citoyens.

5. Sens unique dans l’arrondissement

Élu en 2009, le nouveau maire du Plateau décide dans son premier mandat d’instaurer de nouveaux sens uniques près du parc Laurier, afin de limiter la circulation dans plusieurs secteurs résidentiels.

La politique a pour objectif d’atténuer la circulation automobile en mettant en place de nouveaux sens uniques, en rétrécissant des voies, en déviant la circulation, en déplaçant des feux de circulation, en réaménagement des pistes cyclables et en réduisant la vitesse.

Le changement provoque un tollé auprès de plusieurs automobilistes et Luc Ferrandez se retrouve affublé d'une image d’élu anti-voiture.

6. Déneigement

Évoquant le sous-financement de son arrondissement, le maire du Plateau adopte une politique selon laquelle la neige ne sera pas enlevée s’il n’y a pas plus de 15 centimètres de neige d’accumulation au lieu de 8 cm.

Aussi bien des élus montréalais que des résidents de l’arrondissement dénoncent avec véhémence cette décision.

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