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Un dangereux meurtrier court toujours : «pensez à vos filles!»

TVA Nouvelles

Survivante d’une sauvage agression, Marie milite depuis 19 ans, dans l’anonymat, dans l’espoir de faire arrêter celui qui l’a pratiquement tuée, alors qu’elle dormait dans son lit, en juillet 2000 à Québec.

Son histoire est intimement liée à celle de Guylaine Potvin, étranglée, battue et agressée sexuellement dans son appartement en avril 2000, seulement quelques mois auparavant.

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Cet élément d'enquête n'a toutefois pas permis de mener à une arrestation : l'ADN du meurtrier ne correspond à aucun individu dans la banque de données génétiques dont disposent les autorités.

Qui est cet homme? A-t-il encore agressé au fil des années? Est-il toujours vivant?

Des questions que se pose Marie, qui souhaite ardemment que le responsable soit trouvé.

De nouvelles affiches

De nouvelles affiches, présentant les victimes d’affaires non résolues se retrouveront sur des camions de Transport Gilmyr qui oscillent les routes du Québec, dans l’espoir de délier les langues et faire progresser les enquêtes, dont celle de Guylaine Potvin.

«On a besoin de ces informations-là pour faire avancer le dossier. C’est le pain et le beurre des enquêteurs. Si les gens ne parlent pas, on ne peut pas travailler le dossier. Faut que les gens puissent livrer l’information», a souligné Marie en entrevue avec Jean-François Guérin sur les ondes de LCN.

Elle ajoute que le meurtrier peut encore frapper, et qu’il est très dangereux.

«Cet individu-là est toujours en circulation. Combien il a fait de victimes? Pensez aux femmes qui vous entourent, vos proches, vos filles... Cet individu-là est dangereux. La moindre information, il faut la donner!», a-t-elle insisté.

Elle ajoute que de raconter son histoire dans les médias est toujours difficile, mais que si elle le fait, c’est pour convaincre les gens de se confier, ce qu’ils peuvent faire de façon anonyme.

«Ce sont des moments très émotifs, je ne vous le cacherais pas. Il faut que quelqu’un parle. Si on a la moindre information, il faut la livrer, c’est notre seul espoir», conclut-elle.

Pour tous les détails sur les «cold cases» au Québec : https://meurtresetdisparitions.com/

 

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