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«Il y a plein de choses que je n'aime pas en politique»

TVA Nouvelles

L’annonce du départ de Luc Ferrandez, qui quitte la vie politique à titre de maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, en a surpris plus d’un. L'homme, dont la réputation a largement dépassé les frontières de la métropole, a marqué les esprits lors de son passage en politique; plusieurs de ses déclarations aussi.

«Il y a plein de choses que je n’aime pas en politique. Je n’aime pas aller aux conseils, je n’aime pas la langue de bois», a-t-il admis, pour expliquer les raisons de sa décision.

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Encore mardi, certains de ses propos ont fait réagir. «Je regarde mon fils et je me dis que lui, c’est la première génération qui n’aura pas le droit de procréer», a-t-il lancé sur les ondes de la télévision publique.

Invité à s’expliquer sur ses propos, l’élu de Projet Montréal a tenu d’entrée de jeu à dire qu’«avoir des enfants, c’est la plus grande joie pour un humain». Ceci étant dit, «mon fils va avoir des enfants en 2047», une époque où, selon lui, au rythme où vont les choses, inondations, canicules, sécheresses et feux de forêt, bref, les catastrophes vont se multiplier, si bien que ça peut couper l’envie à plusieurs de mettre un bébé au monde.

«Ce que je dis, c’est qu’on se dirige vers un continuum d’actions et si ça continue comme ça, c’est pas rose, et peut-être que lui-même va décider de ne pas avoir d’enfants», a poursuivi M. Ferrandez, spécifiant que ce n’est pas l’État ou les spécialistes qui prendraient cette décision pour lui.

«Il y a une forme de pessimisme ambiant qui va régner», a-t-il estimé, ajoutant que lui-même partage cet esprit négatif.

Ce qu’il a dit...

Luc Ferrandez a été amené à s'exprimer sur plusieurs sujets. Voici quelques extraits marquants de la longue entrevue qu'il a accordée à Mario Dumont, mercredi.

SUR L’IMPORTANCE DE L’ENVIRONNEMENT

Projet Montréal, «c’est ce qu’on a de plus vert au Québec», mais pour lui, ce n’est toujours pas suffisant. «Ça ne va pas assez loin, je me retire.»

«Je ne vois pas de solution technique qui va régler nos problèmes. Nos problèmes, on va les régler en retournant au niveau de confort et au niveau de consommation de nos parents».

«Tout le monde veut voyager. [...] Moi, j’ai fait le choix: je fais un voyage aux cinq ans et je le choisis bien. Je suis allé bien plus souvent à Paris qu’à Longueuil ou à Chicoutimi, mais il faut que je change.»

«On a peut-être pas besoin d’aller tous les hivers dans les ‘’resorts’’ à Cuba.»

«75% des véhicules vendus au Québec sont des VUS. On n’a peut-être pas tous besoin d’un VUS.»

«Si on veut avoir des logements pour les familles, c’est: hauteur des arbres donc six étages maximum, des fenêtres qui ouvrent, des balcons, [...] assez de chambres pour mettre des enfants, le vent qui passe à travers le logement parce que tu peux ouvrir les fenêtres des deux côtés, des matériaux écologiques. C’est pas la fin du monde, là, c’est pas une révolution! C’est juste d’appliquer ce qu’on sait qui est bien»

SUR SA RELATION AVEC VALÉRIE PLANTE

«Il y avait des divergences, [...] parce qu’en fait, on s’aimait bien. Elle a quand même sorti Projet Montréal d’une marginalité et elle est allée chercher de nouveaux électeurs, elle a tendu la main aux Montréalais.»

«Moi, je suis quelqu’un de difficile à faire taire et de difficile à ranger, et je comprenais que elle, elle avait une mission et en plus, c’est sa face qui est tous les jours devant les médias. Donc, pour tout ça, on s’entendait, mais on voyait bien qu’on s’écartait aussi.»

Sur le fait que Valérie Plante l’invitait à ne pas accorder d’entrevue: «C’est vrai. Et c’était plus qu’un encouragement, je vais dire. C’était un frein, mais en même temps, elle avait raison.»

SUR UNE ÉVENTUELLE IMPLICATION AU PARTI VERT FÉDÉRAL

«Il y a des dizaines d’appels qui rentrent sur mon téléphone, et j’ai pas le temps de répondre à tout. Demain, je vais voir ça. Mais j’ai un fils de 7 ans, c’est 220 jours à Ottawa par année... Vous, je pense que vous comprenez la situation», a-t-il répondu à Mario Dumont.

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