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Bientôt un comité de vigie pour les inspecteurs de la STM

Camille Dauphinais-Pelletier | Agence QMI 

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Un comité de vigie se penchera sur les relations entre les inspecteurs de la Société de transport de Montréal (STM) et les utilisateurs du transport en commun.

Le mandat de ce comité est toujours en cours de définition, mais il s’agira notamment de permettre aux inspecteurs d’«adapter leurs pratiques en prenant en compte les réalités et besoins des personnes vulnérables» et de mieux faire connaître à la population le travail des inspecteurs, a précisé Philippe Déry, porte-parole pour la STM.

D’autres organismes sont dotés de structures similaires. Par exemple, le SPVM compte sur huit comités de vigie, qui participent à un minimum de quatre réunions par année avec les policiers, lors desquelles les membres sont consultés en lien avec la conception de plans d'action et de projets.

Constables spéciaux

Cette annonce survient alors que le conseil d’administration de la STM a adopté une résolution le mois dernier pour accélérer les démarches requises pour que les inspecteurs obtiennent un statut de constables spéciaux, ce qui leur donnerait davantage de pouvoir et d’imputabilité.

En mars, la vidéo d’une intervention musclée de deux inspecteurs de la STM à la station Villa-Maria avait circulé sur internet, soulevant l’indignation et poussant des élus et des organismes à exiger une enquête indépendante, les processus internes ayant conclu à une intervention respectant les procédures.

Les personnes qui siègeront sur le comité ne sont pas connues pour l’instant. «Des approches auprès des groupes intéressés devraient avoir lieu dans les prochaines semaines», a avancé la STM, faisant notamment référence à «des groupes représentant la diversité des citoyens montréalais», ainsi que des organismes qui oeuvrent auprès des personnes en situation d’itinérance ou pour la sécurité des femmes.

Le comité sera mis sur pied avec la collaboration de la Ville de Montréal.

Expert indépendant

La STM fera aussi appel aux services d’un expert indépendant dans le domaine de la criminologie-déontologie pour la conseiller et l’accompagner dans le changement de statut, une décision que salue le comité exécutif.

«Il s'agit ici de se poser plusieurs questions, sur le cadre dans lequel travaillent les agents de la STM, leur imputabilité, les encadrements déontologiques, comment il est possible d'enquêter sur des situations problématiques ou des infractions, etc.», a mentionné Laurence Houde-Roy, attachée de presse du comité exécutif.

«Est-ce que le statut de constable spécial permettra d'obtenir des améliorations concernant ces éléments, propre à rassurer le public tout en renforçant sa sécurité? Est-ce qu'il y a d'autres pistes de travail qui pourraient également être mises en oeuvre?», a-t-elle soulevé.

La STM compte 160 inspecteurs sur l’ensemble de son réseau.

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