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La remise en question de la fête du Canada fait sourciller des élus à Ottawa

Émilie Bergeron | Agence QMI

GEN-DÉFILÉ DE LA FETE DU CANADA

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Des ministres fédéraux s’expliquent mal le fait que le gouvernement Legault ait remis en question le financement des célébrations de la fête du Canada par les élus de l’Assemblée nationale.

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«Peut-on être fiers de fêter le fait qu’on est Québécois et en même temps qu’on est Canadiens? [...] La réalité c’est qu’on a le droit de fêter tous ensemble», a commenté la ministre du Tourisme et de la Francophonie, Mélanie Joly, mercredi.

Elle a précisé que la fête de la Saint-Jean-Baptiste était financée par des instances fédérales de la même façon que les célébrations du 1er juillet.

Le gouvernement québécois a resserré les règles qui permettent aux élus de l’Assemblée nationale d’utiliser leur budget discrétionnaire pour fournir une aide financière à des fêtes de quartier organisées dans leur circonscription.

Les événements qui font la promotion du fédéralisme et ceux qui s’affichent en faveur de la souveraineté du Québec ne pourront désormais plus toucher ce genre de subventions, a décidé le gouvernement Legault cette semaine.

Le bureau de la ministre responsable de ce dossier, Isabelle Charest, est même allé jusqu’à dire au «Journal de Québec» que les festivités de la fête du Canada ne pourraient ainsi plus obtenir de coup de pouce des députés de l’Assemblée nationale. Les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste, elles, pourraient au contraire toucher cet argent, avait-on ajouté.

Le gouvernement Legault a toutefois corrigé le tir, mercredi. La fête du Canada peut être financée par ce fonds discrétionnaire puisque la célébration n’est pas considérée comme faisant la promotion du fédéralisme, a-t-on soutenu.

Face à cette remise en question de la fête du Canada, le ministre fédéral du patrimoine, Pablo Rodriguez, a insisté sur le fait que les Québécois devraient se sentir aussi libres de la célébrer que la fête nationale du Québec.

«En tant que Québécois, j'ai personnellement l'intention de célébrer nos deux fêtes, la Saint-Jean et la fête du Canada. Tous les Québécois devraient pouvoir célébrer les deux s'ils le souhaitent», a-t-il commenté dans une déclaration écrite.