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Achat de Transat: Vincent Chiara doute des intentions d'Air Canada

Pierre-Olivier Zappa | TVA Nouvelles

Le promoteur immobilier Vincent Chiara, qui a déposé une offre pour acheter Air Transat, se méfie des véritables intérêts d'Air Canada.

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«Quelles sont les intentions réelles? Est-ce d’éliminer un compétiteur? Est-ce d’essayer de protéger la concurrence?», s’est-il questionné en entrevue avec TVA Nouvelles.

M. Chiara évalue que les intérêts commerciaux d’Air Canada ne concordent pas nécessairement avec ceux de Transat.

 

« À première vue, ça me surprendrait qu’Air Canada aide l’entreprise, surtout étant un compétiteur, souligne-t-il. On est étonné que le conseil considère une offre d’Air Canada, considérant que ce n’est pas dans sa mission de continuer le plan d’affaires de Transat ».

Le magnat de l’immobilier n’a pas l’intention, du moins pour l’instant, de bonifier l’offre qu’il a déposée.

«On va laisser les choses mûrir et on va écouter avec intérêts les intentions de toutes les parties, mentionne-t-il. Dans ce dossier, je pense que les gens ont perdu de vue que ce sont les intérêts de l'entreprise qui doivent prévaloir. Des fois, le prix aveugle les gens qui ont des décisions à prendre.»

Le rôle de la Caisse

La Caisse de dépôt et placement du Québec, en tant qu’actionnaire de Transat, doit veiller aux intérêts de l’entreprise au Québec, croit M. Chiara.

«Je souhaiterais que la Caisse de dépôt exerce le pouvoir qu'elle a pour s'assurer que les intérêts de la société soient protégés», plaide l’homme d’affaires.

Du coup, selon lui, les actionnaires de Transat pourraient être les seuls gagnants avec l’offre de 520 M$ d’Air Canada. «Est-ce que le prix est pour désintéresser les acheteurs? Éliminer les emplois?», s’est-il interrogé.

Vincent Chiara, qui demeure intéressé par l’acquisition de Transat, espère que l’entreprise sera en mesure de concrétiser son plan d’affaires, tout en conservant le cœur de ses activités au Québec.

«Est-ce que le gouvernement va intervenir pour s'assurer que le siège social reste à Montréal, que Transat demeure le Transat qu'elle veut être et développer une chaîne hôtelière comme elle l’avait proposé?», a-t-il conclu

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