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L’abolition du prix plancher sur l’essence réclamée au Québec

Pierre Couture | Le Journal de Québec

Le porte-parole de la Fédération canadienne des contribuables, Renaud Brossard

photo Pierre Couture

Le porte-parole de la Fédération canadienne des contribuables, Renaud Brossard

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) réclame l’abolition du prix plancher de l’essence au Québec fixé par la Régie de l’énergie. Une mesure qui empêche clairement la concurrence entre les stations-services au détriment des automobilistes.

«La situation actuelle a assez duré au Québec. Le rôle du gouvernement est de protéger les citoyens et non de protéger les pétrolières», a indiqué le porte-parole de la FCC, Renaud Brossard, lors d’un point de presse jeudi devant les bureaux de la Régie de l’énergie à Québec sur le boulevard Laurier.

Selon ce dernier, 1133 mises en demeure ont été envoyées l’an dernier à des propriétaires de stations-services parce qu’ils ne vendaient pas leur essence assez chère.

Des mises en demeure envoyées par des propriétaires de stations-services à d’autres propriétaires de stations-services.

Chaque semaine, la Régie de l’énergie décrète un prix minimum estimé (PME) qui établit le prix minimal légal de vente de produits pétroliers pour chaque région du Québec.

Si un propriétaire d’une station-service vend son essence sous le PME, il est susceptible de revevoir une mise en demeure de ses concurrents pour pratique déloyale.

D’après le rapport sur l’honnêteté fiscale de la FCC, 40% du prix de l’essence achetée à Montréal s’en va en taxes dans les coffres des différents paliers des gouvernements. Dans le reste du Québec, ce pourcentage s’élève à 39%.

«Une pompe à essence est l’équivalent d’un guichet automatique pour notre gouvernement», a fait valoir M. Brossard.

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