/news/politics

Le Parti vert veut doubler les cibles canadiennes de réduction des GES

Agence QMI

Le Parti vert du Canada entend doubler les cibles de réduction d’émissions de gaz à effet de serre s’il est élu et permettre le transport d’électricité d’un bout à l’autre du pays.

Ces objectifs se retrouvent dans un plan climatique présenté jeudi par la chef du Parti vert, Elizabeth May, et intitulé «Mission possible».

«Les changements climatiques ne sont pas un enjeu environnemental. Ils constituent une menace sécuritaire majeure et il faut que les gouvernements y fassent face», a-t-elle dit dans un point de presse aux côtés d’un deuxième député vert nouvellement élu aux Communes, Paul Manley.

Mme May a indiqué que la première action qu’elle poserait comme première ministre, advenant qu’elle soit élue, serait de mettre sur pied un «cabinet restreint» inspiré du cabinet de guerre créé par l’ex-président britannique Winston Churchill durant la Deuxième Guerre mondiale.

Parmi les 20 mesures incluses dans son plan d’intervention climatique, le Parti vert propose de faire passer les cibles de réduction des gaz à effet de serre du Canada de 30 % à 60 % par rapport aux niveaux de 2005. Cet objectif devrait être atteint d’ici 2030, peut-on lire, et les émissions devraient être nulles d’ici 2050.

Mme May souhaite en outre moderniser le réseau de transport de l’électricité «pour s’assurer que de l’énergie renouvelable soit transmise d’une province à l’autre». L’idée pourrait plaire à Hydro-Québec, qui est aux prises avec d’importants surplus.

Le Parti vert veut en outre bannir tout recours au procédé de fracturation hydraulique et éliminer les subventions à l’industrie des combustibles fossiles.

Sur ce dernier point, le gouvernement Trudeau avait promis d’abolir «graduellement» ces subventions, mais n’a toujours pas atteint son objectif ultime.

Le plan du Parti vert ne va pas jusqu’à demander la fin immédiate de l’exploitation pétrolière, mais propose plutôt d’interdire toute importation de bitume étranger.

«Alors que chutera fortement la consommation des combustibles fossiles, nous n’utiliserons que ceux produits au Canada et investirons dans des usines de traitement pour transformer le bitume solide en essence, diesel, propane et d’autres produits pour le marché canadien, procurant ainsi des emplois en Alberta», écrit-on.

Dans la même catégorie