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Rozon en Cour d’appel pour stopper Les Courageuses

Michaël Nguyen | Le Journal de Montréal

Le magnat de l’humour déchu Gilbert Rozon était présent à la Cour d’appel ce matin, où il comptait jouer le tout pour le tout afin de mettre fin à l’action collective d’un groupe de femmes qui l’accusent d’être un prédateur sexuel. 

Vêtu d’un complet bleu et tiré à quatre épingles, le fondateur de Juste pour rire est arrivé dans l’édifice de la rue Notre-Dame l’air décontracté. 

Au point de fouille, il s’est retrouvé juste à côté de plusieurs femmes faisant partie du regroupement «Les Courageuses», qui lui réclament plus de 10 millions de dollars de dédommagement pour des allégations d’inconduites sexuelles alors qu’il dirigeait le groupe Juste pour rire.

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Plusieurs de ces femmes sont d’ailleurs présentes à la cour, ce matin.

« Rozon utilise son pouvoir pour abuser et intimider » , avait plaide l’avocat Robert Kugler, lors d’une précédente audience devant le tribunal. 

Déposée en cour supérieure du Québec, l’action collective des Courageuses avait reçu l’autorisation d’aller de l’avant. Or, insatisfait de cette décision, Rozon l’avait portée en appel. Le plus haut tribunal de la province avait accepté de l’entendre et avait fixé la date d’audience à aujourd’hui. 

L’audience, devant un panel de trois juges, devrait durer au moins toute la matinée. 

Parallèlement à cette action collective, Rozon fait également face à des accusations criminelles de viol et d’attentat à la pudeur sur une femme, pour des faits qui seraient survenus dans les années 70, avant qu’il ne fonde Juste pour rire.