/regional/saguenay

4000$ d'amendes pour avoir nourri des moufettes

Nicolas Saillant | Le Journal de Montréal

JEAN TREMBLAY/LE POINT DU LAC SAINT-JEAN/AGENCE QMI

Une résidente de Val-Bélair a été condamnée à payer une lourde amende de près de 4000 $ pour avoir nourri des moufettes, des ratons laveurs et des chats errants.

Depuis 2015, Suzanne Marois, une résidente du secteur Val-Bélair, nourrit des animaux, au grand dam de ses voisins qui n’apprécient pas la présence des bestioles dans cette rue résidentielle. Malgré des discussions avec elle sur le sujet, les voisins ont remarqué à l’automne 2017 et à l’été 2018 que la dame nourrissait toujours les petites bêtes avec des cacahouètes.

Faute de collaboration et en raison de la présence régulière de moufettes dans le secteur, les voisins se sont donc résolus à appeler les policiers qui ont remis un premier constat d’infraction à Mme Marois. Selon les voisins, les moufettes causaient plusieurs problèmes et importunaient notamment les enfants lorsqu’ils étaient à l’extérieur.

Selon les rapports policiers, « plusieurs appels de différentes personnes ont été reçus relativement à la défenderesse dans les dernières années ». Lors de leur passage, les policiers ont remarqué des plats d’eau et de nourriture pour animaux domestiques dans la cour arrière de Mme Marois. Au total, trois constats ont été remis.

Adopter des chats sauvages

Pour sa défense, Mme Marois a fait témoigner sa fille selon qui la défenderesse place de la nourriture sur son terrain afin d’arriver à adopter un chat errant. Mme Marois a aussi fait valoir que les cacahouètes servaient à nourrir des oiseaux appelés « quiscale » et non des moufettes.

Suzanne Marois a terminé son exposé au juge en disant : « C’est une passion et c’est ça une passion. »

Le magistrat Jacques Ouellet s’est plutôt fié aux vidéos des voisins montrant deux moufettes venir se nourrir chez la dame. Le fait de laisser de la nourriture à l’air libre attirant les animaux constitue une nuisance, fait valoir le règlement.

La présence d’animaux comme des moufettes ou des ratons laveurs « nuit de toute évidence à la sécurité et au confort du voisinage », a tranché le juge. Il s’agit d’une infraction coûteuse pour la résidente de Val-Bélair puisque le juge l’a condamnée à payer 1000 $ pour chacune des trois infractions au règlement. Avec les frais, l’amende s’élève à 3966 $.

Dans la même catégorie