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Chambly forcée de réintégrer son ancien DG

Agence QMI

Le congédiement du directeur général de la Ville de Chambly, Jean Lacroix, a été annulé par le Tribunal administratif du Québec (TAT), qui a ordonné à cette municipalité de la Montérégie, actuellement sous tutelle, de le réintégrer dans ses fonctions.

Dans sa décision du 15 mai, le Tribunal accueille favorablement les deux plaintes de M. Lacroix, qui avait perdu son emploi à l’automne 2013 à la suite d’une décision du conseil municipal présidé par le controversé maire Denis Lavoie.

Jean Lacroix soutenait qu’il est interdit à un employeur de congédier un salarié en raison d’une dénonciation d’un acte répréhensible ou de sa participation à une enquête, comme ce fut le cas pour M. Lacroix à la commission Charbonneau.

L’autre plainte repose sur l’article 71 de la Loi sur les citées et villes du Québec qui permet à un cadre municipal ayant au moins six mois de service, de contester sa destitution.

Rappelons que le maire Lavoie a annoncé sa démission en avril dernier, laquelle est entrée en vigueur le 7 mai. L’ex-policier a évoqué des raisons de santé pour justifier sa décision de quitter la vie politique, lui qui souffre d’un cancer de la gorge.

C’est la Commission municipale du Québec (CMQ) qui supervise présentement la vie politique municipale de Chambly depuis la mise en tutelle à la fin février, dans la foulée de perquisitions menées par l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Le maire Denis Lavoie a fait les manchettes au cours de la dernière année pour l’utilisation d’une carte de crédit de la Ville pour des dépenses personnelles. Même chose pour le directeur général Michel Larose et pour la directrice générale adjointe Annie Nepton.

Chambly avait aussi été pointé du doigt, notamment par le gouvernement caquiste, après la démolition controversée de la maison Boileau, en novembre dernier. Cette résidence presque bicentenaire a appartenu au patriote René Boileau.

Enfin, plusieurs citoyens ont à maintes reprises dénoncé l’ambiance tendue qui aurait régné à Chambly et qui aurait mis à mal la vie démocratique sous l’administration du maire Denis Lavoie: conseil municipal dirigé d’une main de fer, citoyens incapables de faire entendre leur voix et interdiction de filmer les séances étaient autant d’irritants.

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