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Drogue du viol: de scènes troublantes dans les bars en Abitibi

Katherine Vandal | TVA Nouvelles

GHB, trois lettres qui font peur. Et pour cause, la substance surnommée la drogue du viol est présente dans les bars de Rouyn-Noranda en Abitibi.

Un homme, qui a été témoin de son lot de scènes troublantes dans les bars, a accepté d’en parler à TVA Nouvelles.

«Une fille s’est fait proposer un verre, son premier verre de la soirée. Vingt-minutes plus tard, elle était est sans connaissance, plus capable de se tenir debout, elle vomissait partout. On s’est dit Woop! Ce n'est pas normal», a raconté l’homme sous le couvert de l’anonymat.

Ce dernier poursuit son récit concernant le GHB mis dans les consommations à l’insu des victimes.

«Une soirée, deux semaines plus tard, c’est arrivé à un de nos amis qui est dans notre cercle. Cette fois-là, il y a des témoins. Il y a quelqu'un qui a vu la personne égrainer la drogue, du GHB probablement.»

Coma ou mort

Pour un gestionnaire de bar, la substance, qui peut, en surdose, conduire au coma ou à la mort, serait consommée, de plus en plus de manière volontaire avant que les fêtards sortent dans les bars.

Ce qui n'enlève rien à la crainte que devraient avoir ceux qui pourraient en être victimes. Malgré tout, on nous rassure que personne de la direction n'a été témoin de tels événements.

Incolore et inodore

Incolore et inodore, il est impossible, à moins d'avoir les yeux sur son verre, de savoir si du GHB a été déposé dans sa consommation.

La meilleure prévention demeure donc une extrême surveillance.

La Sûreté du Québec a mis en place une tournée de sensibilisation sur la drogue du GHB.