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Le cannabis, trop accessible aux enfants?

TVA Nouvelles

L’Hôpital de Montréal pour enfants annonçait jeudi avoir traité au moins 26 enfants intoxiqués par du cannabis dans les sept derniers mois.

L’établissement hospitalier ne voyait qu’un cas semblable aux trois ans avant la légalisation.

Selon le toxicologue de l’Hôpital de Montréal pour enfants, Dominic Chalut, les produits seraient trop accessibles aux petits.

«Nous nous n’attendions pas à autant d’augmentation. Nous avons traité neuf enfants de moins de sept ans», a-t-il dit en entrevue au Québec Matin.

«Ce qui est problématique c’est le cannabis est peut être trop accessible aux enfants. Les parents n’ont peut-être pas encore l’habitude de sécuriser certains endroits et les jeunes vont mettre la main dessus.»

Le médecin a précisé que les intoxications ont le plus souvent eu lieu après que les enfants aient ingéré des produits confectionnés avec du cannabis.

«Comme des brownies ou des jujubes. Ce sont des choses très attirantes pour les enfants (...) Comme les brownies ou les jujubes ont bon goût, ils vont souvent en prendre plus qu’un. Étant donné qu’ils ont un plus petit poids que nous (...) ils auront beaucoup plus de symptômes», a-t-il précisé.

Diminution de l’état de conscience, insuffisance respiratoire voire convulsions, les symptômes sont importants et conduisent ces jeunes aux soins intensifs.

Le médecin s’est dit inquiet alors que les produits confectionnés avec du cannabis seront disponibles à tous dans les prochains mois.

«Comme société il va falloir se questionner sur les balises qui vont encadrer cette utilisation-là du cannabis», a-t-il dit.

«Il va falloir avoir des discussions très importantes sur l’emballage. De la même manière qu’on met les médicaments dans des contenants à l’épreuve des enfants, il faudrait peut-être prendre les mêmes précautions. Mais il faut comprendre qu’une fois l’aliment sorti de cet emballage-là, ça demeure un aliment qui va se confondre à tous les autres. Pour les parents, c’est très important d’être au courant que la problématique existe.»