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Une dernière marche des jeunes pour le climat

TVA Nouvelles 

Les étudiants engagés dans la lutte aux changements climatiques ont tenu leur dernière manifestation de l’année scolaire, ce vendredi, dans plusieurs villes du Québec.

Des rassemblements étaient notamment prévus à Montréal, Québec, Gatineau, Victoriaville et Shawinigan.

À Montréal, la manifestation qui avait commencé au parc Jeanne-Mance, au pied du Mont-Royal, s'est terminée au centre-ville.

Depuis le 15 février, «Pour le futur» organisait des manifestations tous les vendredis pour faire entendre leur voix. C'était la 14e marche pour le climat, donc la 14e fois que les jeunes se réunissaient l'inaction des gouvernements.

Le mouvement «Pour le futur» réclame entre autres aux gouvernements «la mise sur pied d’un programme d’éducation à l’écologie et de sensibilisation à la crise climatique» et «l’adoption d’une loi climatique pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius».

«J’ai l’impression qu’on a été entendus par une partie de la population, a expliqué Sarah Montpetit, porte-parole de Pour le futur Montréal, en entrevue sur les ondes de LCN. Plusieurs jeunes ont été conscientisés, les parents et les grands-parents.»

Même si elle convient que les gouvernements n’ont peut-être pas encore été «convaincus» par leur initiative, Sarah Montpetit a souligné qu’«une lutte ne se gagne pas du jour au lendemain».

Un examen sur le climat pour François Legault

Pour cette dernière journée de mobilisation, les jeunes ont également décidé de lancer un défi au premier ministre François Legault. Ils lui ont demandé de compléter un examen symbolique d’une durée de trois heures et quinze minutes comportant une seule question: «Quels sont les moyens que le Québec et les gouvernements peuvent prendre pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius?».

Cette initiative fait référence à une question controversée posée dans les épreuves ministérielles d’anglais et de français aux étudiants de quatrième et cinquième secondaire, il y a quelques semaines. En effet, plusieurs élèves ont été offusqués de devoir répondre à la question: «Peut-on s’adapter aux changements climatiques?».

«Ç’a créé une vague d’émoi et de colère parmi les jeunes, a soutenu la porte-parole de Pour le futur Montréal. Ce n’est pas le temps de s’adapter aux changements climatiques, c’est le temps d’agir pour ralentir les changements climatiques et limiter les dégâts le plus possible qui affecteront notre génération en majorité.»

Sarah Montpetit a demandé du même coup à la population générale de se joindre au mouvement étudiant pour faire bouger les gouvernements sur les questions environnementales et climatiques.

«Pas une bonne question»

Invité à réagir lors d’un point de presse, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a répondu à la question posée par les jeunes

«Je ne trouvais pas que c’était une bonne question, car elle induit un biais et amène les jeunes à critiquer le gouvernement. Certains ont peut-être pris un certain temps à réfléchir sur l’opportunité de la question plutôt qu’à l’argumentaire. Or c’était un examen de français», a-t-il dit.

«Je répète que ça ne reflète en rien la politique gouvernementale face aux changements climatiques.»