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Guy Nadon dans le film américain «Dreamland»

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

PASCALE LÉVESQUE/24 HEURES/AGENCE QMI

Guy Nadon joue pour la première fois dans une production américaine. Dans le film «Dreamland», du réalisateur Nicholas Jarecki («Arbitrage») l’acteur incarne un ancien motard québécois recyclé dans des entreprises illégitimes de fabrication et de manufacture de fentanyl.

«Quelqu’un a suggéré mon nom au réalisateur en lui disant: "Tu devrais parler à Nadon", a relaté Guy Nadon en entrevue. Il m’a téléphoné et, 48 heures après, on se rencontrait à Montréal.»

En plus de Guy Nadon, Éric Bruneau (dans la peau d’un trafiquant de fentanyl et de dicodin) et Benz Antoine incarnent aussi des rôles de premier plan dans «Dreamland», fiction traitant du trafic d’opioïdes. Nos vedettes locales y donnent la réplique à de grosses pointures du cinéma comme Armie Hammer, Gary Oldman et Lily-Rose Depp.

Le long métrage a été filmé cet hiver et ce printemps, entre les murs des Studios MELS, à Montréal, et à Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides. Parfois dans une température de -38 degrés Celcius, a précisé Guy Nadon. L’histoire de «Dreamland» se déroule d’ailleurs en partie à Montréal.

«Ils en parlaient tous les jours!» a rigolé Guy Nadon au sujet des membres de l’équipe terrassés par le froid de la Belle Province.

Une passoire

Guy Nadon soutient avoir appris «toutes sortes de choses» par rapport au fentanyl pendant ses sessions de travail sur «Dreamland».

«Il paraît que le Canada est une passoire à cet égard, a-t-il raconté. Si Donald Trump veut construire un mur, ce n’est peut-être pas avec le Mexique qu’il devrait le faire, mais avec le Canada! Le fentanyl tue plus de gens annuellement que les armes à feu, aux États-Unis!»

Guy Nadon, qui avait souvent figuré dans des œuvres françaises et canadiennes-anglaises, n’avait jusqu’ici jamais participé à un projet américain. Cette opportunité ne lui a toutefois pas donné le goût de s’exiler pour faire carrière au pays de l’Oncle Sam.

«C’est le hasard qui crée ces rencontres-là, a-t-il indiqué. Je suis très content d’être un acteur du Québec qui travaille au Québec!»

Guy Nadon, qui était récemment finaliste à la 34e Soirée Artis pour ses prestations dans «O’», «Ruptures», «Faits divers» et «Mensonges» (des marques d’appréciation du public qui lui vont «direct dans le cœur, après 45 ans de métier», jure-t-il), prend présentement part aux tournages de «La Maison Bleue», comédie à saveur politique réalisée par Ricardo Trogi qui sera mise en ligne sur Tou.tv Extra à l’hiver 2020. Il sera également du prochain chapitre de «Victor Lessard» et du film «Merci pour tout», de Louise Archambault, avec Magalie Lépine-Blondeau et Julie Perreault.