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«John Wick Chapitre 3 – Parabellum»: Johnny s'en va-t'en guerre

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

 - Agence QMI

Avec la franchise «John Wick», Keanu Reeves – acteur mésestimé s’il en est un – a enfin trouvé un personnage qui lui permet de développer son plein potentiel à l’écran, même si ce très satisfaisant troisième volet est un tout petit peu moins bon que le précédent.

Nous n’avons désormais plus besoin d’excuse scénaristique pour que John Wick (Keanu Reeves) tue tout ce qui bouge autour de lui. Devenu «excommunicado» – autrement dit lâché par la Grande Table – dans le deuxième chapitre, le tueur à gages doit se sortir du pétrin alors que tout le monde veut le tuer.

«John Wick Chapitre 3 – Parabellum» débute là où «John Wick: chapitre 2» se terminait. À New York, ne lui restant qu’une demi-heure avant l’expiration de la période de grâce, John Wick part à la rencontre de personnes ayant une dette envers lui, ce qui nous permet d’en savoir un peu plus sur son passé.

L’une des premières est la Directrice (Anjelica Huston, parfaite dans son rôle de directrice d’une compagnie de ballet) qui lui permet de rallier le Maroc, où il s’adresse à Sofia (Halle Berry dans un rôle malheureusement inutile. Portez d’ailleurs attention au nombre de ses chiens, il ne cesse de varier!). Là, un homme mystérieux (Saïd Taghmaoui) lui propose une manière de se racheter.

Parallèlement, à New York, la Grande Table dépêche son Adjudicateur (Asia Kate Dillon dans un rôle qui ressemble à celui de son personnage dans la série «Billions», soit froid, logique et déterminé) et l’un de ses tueurs (Mark Dacascos) pour faire le ménage et mettre à l’amende tous ceux qui ont aidé John Wick, le Bowery King (Laurence Fishburne) et Winston (Ian McShane), patron du Continental, étant les deux coupables.

Comme le veut la locution latine d’où le long métrage de 131 minutes tire son titre, «Si vis pacem, para bellum» («Si tu veux la paix, prépare la guerre») John Wick ne s’en prive pas. Les caméras de Chad Stahelski, ancien cascadeur devenu réalisateur, captent avec aisance les savantes chorégraphies des combats à l’ancienne dans lesquels dominent les corps à corps, un changement de style par rapport au second opus. Ainsi, on note la qualité des affrontements à l’arme blanche dans la scène de l’armurerie du début ainsi que le duel au pistolet, sous l’eau, de la fin, deux moments forts dont l’inventivité est hautement satisfaisante.

Outre le visuel à la fois hyper léché et brut – marque de commerce de la franchise –, l’humour macabre de ce «John Wick Chapitre 3 – Parabellum» fait le bonheur des amateurs, les scénaristes ayant même trouvé le moyen d’inclure une réplique de... «La matrice»! Très satisfaisant, ce troisième volet laisse augurer un quatrième (une série télévisée, «The Continental», est un développement du côté de chez Starz). Il nous tarde de succomber à nouveau aux charmes indéniables de John Wick.

Note: 3,5 sur 5

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