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Le maire de Louiseville insiste pour que les militaires participent au nettoyage

TVA Nouvelles

Le maire de Louiseville, en Mauricie, est furieux du refus des Forces armées canadiennes de revenir dans sa ville pour aider aux travaux de nettoyage au terme des inondations.

C’est le directeur général de Louiseville qui a reçu la confirmation que les militaires ne participeront pas à la corvée de nettoyage. Le maire, Yvon Deshaies, n’accepte pas cette décision.

«Quand on est dans l’action, les caméras sont là, tout le monde descend, la visite arrive. Maintenant que c’est terminé, on a besoin d’aide et il n’y a plus personne», s’est désolé le maire en entrevue à TVA Nouvelles.

Le contingent de 25 militaires a donné l’équivalent de 15 journées de travail, selon le maire, qui est le premier à reconnaître que cette aide a été indispensable.

L’élu a insisté pour que cette aide se poursuive pendant la période de nettoyage. Mais il s’est fait répondre que les forces armées ne rendent plus ce genre de service. Il ne mâche pas ses mots au sujet de la suite des choses.

«On va envoyer l’armée canadienne à l’extérieur aider le monde en dehors, mais pas au Québec. (...) Ce n’est pas grave, arrangez-vous. Ça, c’est inacceptable», dénonce-t-il en entrevue.

À Louiseville, le niveau d’eau reste élevé et il faut attendre que l’eau se soit retirée des routes avant de commencer les travaux de nettoyage.

Le maire Deshaies comprend que la situation est peut-être plus critique dans d’autres municipalités comme Rigaud ou Sainte-Marthe-sur-le-lac. Mais ça ne justifie pas, selon lui, de refuser l’aide de l’armée pour le nettoyage.

«J’ai été militaire. Les militaires à Valcartier attendent juste ça, venir nous aider. Ils ne veulent pas faire du sport, ils ne veulent pas aller tirer dans le champ à Valcartier. Les gars sont contents de venir, ça leur fait du bien, ça les fait sortir», croit-il.

Pour illustrer les défis qui attendent ses concitoyens lors du retrait des eaux, le maire de Louiseville précise que sa population de 7500 personnes peut compter sur une dizaine d’employés de la voirie.

«On va en avoir pour deux ou trois mois. Dans le Ville, on ne peut plus rien faire, c’est inacceptable. Je suis déçu, on paie de l’impôt canadien. Moi je ne l’accepte pas», détaille le maire.

M. Deshaies prétend n’avoir fait aucune demande monétaire au ministre de l’Infrastructure, François-Philippe Champagne, lors de sa visite à Louiseville. Il s’est contenté de demander le retour de l’armée pour le nettoyage, mais ce service a été refusé à sa ville.

«C’est dommage que je ne sois pas Américain, parce que l’armée américaine serait là, elle», a conclu le maire en colère.

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