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Legault à New York pour vendre de l’électricité

Charles Lecavalier | Journal de Québec

François Legault rencontrera les numéros 2 de la Ville et de l’État de New York pour accélérer les discussions entourant l’exportation d’hydroélectricité québécoise.

Le premier ministre entame aujourd’hui une mission économique de quatre jours à New York et Washington.

Il doit rencontrer Dean Fuleihan, le numéro 2 du maire de la Ville de New York Bill de Blasio, qui vient d’annoncer qu’il se lançait dans la course à la Maison-Blanche. Il croisera également la numéro 2 du gouverneur Andrew Cuomo, Kathie Hochul.

M. Legault doit parler d’économie, de commerce, d’innovation et d’intelligence artificielle, mais la négociation d’un important contrat d’achat d’énergie risque d’attirer beaucoup d’attention.

En avril, le maire Bill de Blasio a dévoilé un ambitieux plan vert – le « green new deal » –, qui comprend l’importation d’électricité québécoise par un câble sous-marin qui traverserait le lac Champlain et le fleuve Hudson.

Rappelons que la relance des négociations entre la Ville de New York et le Québec pourrait rapporter gros : un contrat potentiel de vente d’électricité de 10 milliards $ sur 20 ans est sur la table.

L’équipe de M. Legault veut appuyer sur « les bons boutons » pour s’assurer que les discussions avancent rondement. L’objectif est de trouver une entente d’ici la fin de 2020.

Le contrat avec New York pourrait se concrétiser rapidement puisque le projet de la ligne à haute tension Champlain Hudson Power Express (CHPE) a déjà obtenu toutes les autorisations aux États-Unis pour aller de l’avant. Les câbles seraient enfouis, sous terre et sous l’eau, sur une distance de plus de 570 kilomètres en territoire américain.

Écouler les surplus

La signature d’un tel contrat permettrait à Hydro-Québec d’écouler ses surplus énergétiques.

De son côté, New York trouvera chez son partenaire québécois une source d’électricité propre qui remplacera de l’énergie fossile. « La Ville, en collaboration avec ses partenaires, veut développer une alimentation en électricité 100 % carboneutre », stipulait le document déposé par la mégalopole.