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Les lacs gelés peuvent surprendre les pêcheurs

Magalie Lapointe | Journal de Montréal

Gracieuseté

Des pêcheurs de la région de l’Abitibi sonnent l’alerte à tous les amateurs de ce sport qui voudraient s’aventurer sur les lacs alors qu’ils sont toujours gelés à plusieurs endroits et que le risque de noyade est présent.

«Les lacs ne sont pas dégelés encore. Il y a des gens téméraires qui vont aller à la pêche quand même. Il ne faut pas s’aventurer. L’eau est haute, le risque de noyade est là», prévient le président de l’Association des chasseurs et pêcheurs de Rouyn-Noranda, Jacques Brisson.

La saison de pêche est officiellement ouverte depuis vendredi en Abitibi. Pour plusieurs régions plus au sud du Québec, la saison a débuté le 1er avril.

Danger

En raison du printemps tardif dans cette région située à 600 kilomètres au nord-ouest de Montréal, la fonte des glaces sur les lacs n’est pas terminée.

Avec le niveau de l’eau encore très élevé, il est presque impossible pour un pêcheur dans une chaloupe de voir ce qu’il y a dessous. Le pêcheur pourrait aussi frapper de gros morceaux de glace et endommager son embarcation.

« Si on file à une bonne vitesse, que l’on frappe une roche et que l’on tombe à l’eau, ça pourrait être très dangereux », lance le guide de pêche de la région, Félix Goulet.

D’ailleurs, l’expert a mesuré la température de l’eau samedi et elle affichait 4 °C. À pareille date, elle oscille habituellement autour de 13 °C.

Espèces de poissons menacées

La froideur de l’eau a également un impact direct sur les poissons disponibles dans les lacs et les rivières. Leur instinct de reproduction est ainsi déréglé.

Or, les experts s’inquiètent pour la remise à l’eau des femelles qui n’ont pas frayé. Ils demandent aux amateurs de pêche de ne pas les garder pour consommation afin d’éviter la perte de ces espèces.