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Un chat victime d'une chicane de voisins

Alex Drouin | Journal de Montréal

cat paws closeup macro shot

Andrey Kuzmin - stock.adobe.com

Une dispute de voisins banale en Estrie se serait envenimée au fil des années. À un point tel qu’un chat en serait mort botté dans l’abdomen.

Un couple de Sherbrooke poursuit ses voisins pour un peu plus de 37 000 $ parce qu’ils auraient tué leur chat en plus d’avoir été très belliqueux à leur égard, apprend-on dans une poursuite déposée en mars au palais de justice de Sherbrooke.

Mario Bérubé et Hélène Beaulieu ont déménagé à l’été 2015 dans une série de six immeubles en rangée situés sur la rue Lajeunesse. Durant les quelques mois qui suivirent, les relations avec leurs voisins Daniel Poulin et Jacinthe Perron étaient très cordiales, selon le document de cour.

Les vidanges de la discorde

Tout a commencé quand «Mme Beaulieu a replacé le bac à ordures de leur voisin [pour rendre service] suivant le passage du camion, après quoi, Mme Perron l’aurait avertie de ne plus toucher à ses affaires», est-il écrit.

L’été suivant, M. Bérubé aurait demandé au couple s’il pouvait couper les branches «qui nuisaient à la servitude de passage». Le couple serait resté muet à la suite de cette demande.

En septembre 2017, Mme Beaulieu « a laissé un message dans la boîte vocale de Mme Perron lui demandant à nouveau de retirer certaines branches », allègue la poursuite.

Deux jours plus tard, Daniel Poulin et Jacinthe Perron se seraient présentés au domicile de leurs voisins en «les l’abreuvant d’injures» et en ajoutant que le chat des Bérubé-Beaulieu faisait japper leur chien, et donc qu’ils «s’en occuperaient s’ils le voyaient encore.»

Le lendemain, M. Bérubé a trouvé son chat sans vie à environ 100 mètres de la maison.

Caméra qui les surveille

Un vétérinaire a «procédé à une nécropsie du chat, laquelle a révélé que l’animal était mort d’une rupture du diaphragme, ce qui, selon lui, correspond à un coup de pied dans l’abdomen.»

Les demandeurs ont également «constaté la présence d’une caméra située dans la chambre de leur voisin [...] qui donne une vue sur la totalité de leur cour arrière. Ils se considèrent comme prisonniers, intimidés et harcelés», poursuit-on dans la requête.

Ils réclament 25 000 $ pour les dommages moraux, 5000 $ pour dommages-intérêts punitifs, un peu plus de 4000 $ pour la facture du vétérinaire, 2000 $ pour le choc émotif pour la perte de leur animal et 1500 $ pur la perte de jouissance de leur chat.

Mario Bérubé et Hélène Beaulieu ont préféré ne pas émettre de commentaires tandis que Daniel Poulin et Jacinthe Perron n’ont pas donné suite à notre demande d’entrevue.