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Une clinique spontanée pour le micropuçage de son animal

Béatrice Roy-Brunet | 24 Heures

BÉATRICE ROY-BRUNET/24 HEURES/AGENCE QMI

Quelques dizaines de propriétaires de chats et de chiens ont profité d'une clinique spontanée pour faire implanter à moindre coût une micropuce à leur compagnon à quatre pattes, dimanche, en vue de l'obligation imminente de cette mesure à Montréal.

Dès le 1er janvier 2020, les chiens et les chats domestiques de tous les arrondissements de la métropole devront porter une micropuce. Ce petit dispositif en métal de la taille d'un grain de riz, implanté sous la peau à l’aide d’une aiguille, peut être scanné avec l'outil approprié pour obtenir l'adresse de résidence et permettre de retrouver le maître d’un animal égaré en peu temps.

Nicolas Trost a amené son chien de 13 ans à la boutique Pattes et Griffes de Verdun afin de profiter de la clinique de micropuçage, organisée dimanche par le refuge Animex, afin de se conformer au nouveau règlement à venir.«Sinon, on ne l’aurait pas fait, ce n’est pas un chien qui se sauve. On l’appelle et elle se met sur le dos. On s’est dit qu’on allait le faire plutôt que de courir pour le faire plus tard», a-t-il expliqué.

En quelques semaines, trois cliniques ont été tenues à travers Montréal. Chaque fois, une cinquantaine d’animaux de compagnie ont bénéficié du service sans rendez-vous proposé au coût de 40 $. Selon la vétérinaire Danna Dahan, qui supervisait les opérations, ce service coûte environ 90 $ en temps normal. Tous les revenus générés sont ensuite versés au refuge Animex.

Nombreux avantages

Outre l’arrivée du nouveau règlement municipal, Danna Dahan a indiqué que le micropuçage représente plusieurs avantages pour l’animal et le maître.«Si on perd notre animal, c’est facile de le retrouver. Même au niveau légal, si tu perds ton chat et que ton voisin décide d’adopter ton chat, il a le droit techniquement s’il n’a pas de micropuce.»

Même son de cloche du côté d’Andrée Gibeault, technicienne en santé animale et bénévole. «Même si ce n’était pas devenu obligatoire, on le ferait probablement, ça aide beaucoup de personnes. On trouve ça très important pour la population et, aussi, pour la cruauté animale. Par exemple, les animaux abandonnés qui se promènent, s’ils ont une micropuce, on peut punir après.»

La boutique Pattes et Griffes prévoit même s’équiper d’une machine afin de pouvoir vérifier la puce d’une bête perdue et identifier les maîtres. «On a souvent des chiens qui se perdent; ils savent le chemin, ils viennent se mettre devant la porte», a indiqué la superviseure du magasin, Evgenia Deichman.

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