/regional/montreal/montreal

L'arrondissement de Saint-Laurent veut rejoindre ses citoyens

Elsa Iskander | Agence QMI

Photo d'archives du maire Alan De Sousa devant l'hôtel de ville de l'arrondissement Saint-Laurent.

MARTIN ALARIE/AGENCE QMI

Photo d'archives du maire Alan De Sousa devant l'hôtel de ville de l'arrondissement Saint-Laurent.

L’arrondissement de Saint-Laurent se penche sur des manières d’améliorer la visibilité de ses communications, après avoir constaté que ses résidents n’arrivent pas toujours à distinguer les messages de l’arrondissement de ceux provenant d’autres sources.

«On s’est rendu compte que malgré tous les efforts de communications, on a avait de la difficulté à rejoindre la population», explique Paul Lanctôt, adjoint au directeur de l’arrondissement de Saint-Laurent. Des résidents confondent par exemple les journaux locaux et les publications émises par l’arrondissement, illustre-t-il.

Dans l’espoir de mieux atteindre les citoyens, l’arrondissement a fait appel à des universitaires pour mener un projet de trois ans, ayant débuté en 2017 et devant aboutir à l’été 2020.

«Le projet, c’est d’accompagner l’arrondissement dans sa réflexion pour améliorer l’efficacité des communications», explique Bernard Motulsky, professeur au département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal.

Moins, mais mieux

Pour mieux livrer de l’information sur les services municipaux, comme les activités culturelles ou la collecte de déchets par exemple, «on doit améliorer la visibilité des communications et pas forcément le nombre de communications», constate le professeur, à la lumière des échanges menés via des groupes de discussions avec des résidents de Saint-Laurent.

«Les gens nous ont dit : on ne veut pas plus de communication, on veut que ce soit plus clair quand c’est l’arrondissement qui nous parle», résume M. Motulsky. La solution ce «n’est certainement pas de produire plus de papier ni plus de courriels», dit-il, en évoquant notamment la masse d’information à laquelle les gens sont exposés au quotidien.

L’arrondissement compte revoir la facture visuelle de ses publications, pour une plus grande uniformité et faciliter leur reconnaissance, mentionne M. Lanctôt. «Il faut trouver des solutions visuelles qui vont avoir un impact», ajoute M. Motulsky.

En mars dernier, un contrat de près de 45 000 $ a été accordé à Paprika communications pour développer un guide de marque.

Code Saint-Laurent

«Est-ce qu’on va réussir à trouver le code Saint-Laurent?», s’interroge M. Lanctôt, en allusion au livre «Le Code Québec» sur la personnalité québécoise.

Dans les discussions de groupe, «tout le monde était pas mal d’accord sur ce qu’il attendait» de son arrondissement, observe M. Motulsky. «Ça a été une surprise parce qu’on a l’impression que c’est un arrondissement avec des contrastes, des communautés très hétérogènes», mais «que vous veniez de n’importe où, vous voulez que votre rue soit déneigée, soit propre, etc.», poursuit l'expert.