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L’UQAM développe une plateforme pour les nouveaux immigrants

Guillaume Pelletier | Agence QMI

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L’Université du Québec à Montréal (UQAM) développe ces jours-ci une application mobile destinée aux immigrants nouvellement établis au Canada.

L’initiative vise à soutenir l’installation des nouveaux immigrants au Canada en regroupant l’ensemble des services essentiels à l’intérieur d’une seule et même plateforme. «L’idée, pour nous, c’est vraiment d’avoir une application qui permet de soutenir, a priori, tous les profils de migrants, que ce soit pour trouver un logement, s’enregistrer à la RAMQ, trouver un emploi, inscrire ses enfants à l’école, ouvrir un compte en banque», a énuméré M. Collin, de la Chaire de recherche du Canada sur les enjeux socioculturels du numérique en éducation de l’UQAM.

L’équipe de recherche de l’UQAM menée par le professeur Simon Collin s’est renseignée sur l’usage des technologies dans leurs processus migratoires. Elle a constaté que le cellulaire intelligent est grandement utilisé par les immigrants. «On sait que la phase d’installation [d’un migrant] est une étape où ils utilisent des technologies pour rechercher des informations. Sauf que ces informations-là sont éclatées», a constaté celui qui travaille sur le projet depuis le mois de septembre.

L’application mobile devrait voir le jour en novembre 2019 et découle d’une subvention de l’autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI).

Elle comprendra une fonction de relais vers des renseignements fiables en lien avec les besoins immédiats que rencontrent les immigrants lors de leur processus d’installations et une fonction de géolocalisation et de direction vers des services de proximité géographique.

Sans avoir fait d’étude de marché sur le nombre d’utilisateurs potentiels, M. Collin estime que le logiciel pourrait être utilisé par tous les nouveaux immigrants, qui sont entre 40 000 à 50 000 à s’installer au Québec chaque année.

Afin que le tout corresponde aux besoins des immigrants, l’équipe de l’UQAM travaille en partenariat avec les organismes communautaires concernés. «Quand le prototype de l’application sera prêt, elle sera testée en situation réelle par des migrants», a précisé M. Collin, qui souhaite que la plateforme réponde aux besoins actuels des nouveaux immigrants.