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Martineau voulait éviter «un cirque» entre «la droite et la gauche»

Élise Jetté | Agence QMI

Sébastien St-Jean / Agence QMI

L’animateur Richard Martineau a justifié le règlement à l’amiable de sa poursuite contre le site internet Ricochet par son désir d’éviter un cirque médiatique.

«Le climat au Québec est vraiment polarisé. La bataille est intense entre la droite et la gauche», a soutenu Richard Martineau au micro de Me François-David Bernier à l’émission «J’appelle mon avocat» sur QUB radio, dimanche.

Richard Martineau devait aller en procès le 15 mai afin de donner suite à sa poursuite contre un site web qui avait simulé sa mort dans une caricature. «Mais je me suis dit que ça allait être un cirque pendant six jours et que tous les médias allaient couvrir ça», a-t-il admis.

«Je suis prêt à régler hors cour s’ils peuvent dire qu’ils sont allés trop loin», avait réclamé le chroniqueur à son avocat. À la suite de discussions entre les deux parties, une entente est finalement intervenue, mais Ricochet n’a admis aucune faute publiquement.

«Certains diront que c’est parce que je pensais que j’allais perdre», a dit Richard Martineau. Il a souligné qu’il avait un très bon avocat et que la situation était loin d’être perdue d’avance.

«J’ai vu un "tweet" de Julie Snyder passer et elle partageait la nouvelle du règlement hors cour en disant "La liberté d'expression a gagné!"», s’est indigné le principal intéressé en soulignant que ce n’est pas du tout un cas de liberté d’expression selon lui.

«Ils peuvent écrire ce qu’ils veulent sur internet, ils pensent que la vraie vie, c’est comme le Far West du web», a supposé M. Martineau avant d’expliquer comment la situation l’avait fait sentir: «Une femme qui se fait agresser, souvent, ne veut pas dénoncer parce qu’elle a peur que le procès se vire contre elle. Je me suis senti un peu comme ça.»

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