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Risque plus élevé de démence pour les ainés qui subissent une commotion cérébrale

Agence QMI

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Les ainés qui subissent une commotion cérébrale ont davantage de risque de développer la démence, selon une étude effectuée par des chercheurs à Toronto.

Publiée lundi dans la revue scientifique «JAMA Neurology», cette recherche montre qu’en moyenne, un Ontarien sur six âgé de plus de 65 ans a été diagnostiqué pour de la démence quatre ans après avoir subi une commotion cérébrale. Ce taux est le double de la population du même âge.

Cette étude révèle également que les patients ayant subi une commotion ont moins de chance de développer de la démence s’ils ont pris dans les trois mois suivants des statines, utilisés dans des médicaments pour réduire le cholestérol. Ceux en ayant pris avaient 13 % moins de chance de développer de la démence.

Le responsable de cette recherche, le docteur Donald Redelmeier a souligné que malgré l’efficacité relative des statines, le meilleur outil demeurait la prévention des commotions chez les gens du troisième âge.

«Une meilleure prévention des commotions est nécessaire, pas seulement pour de jeunes athlètes enthousiastes, mais dans tous les groupes d’âge», a dit le professeur de médecine de l’Université de Toronto au «Globe and Mail».

Cette étude s’ajoute à d’autres qui ont établi un lien entre les commotions cérébrales et la démence. Même si les liens de cause à effet n’ont pas été clairement établis, certains estiment que les commotions pourraient accélérer le vieillissement du cerveau, ainsi que l’accumulation des protéines néfastes qui endommage les neurones.

Cette recherche s’est basée sur le cas de 28 815 patients âgés en Ontario qui ont subi une commotion cérébrale entre 1993 et 2013.