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Un ex-conseiller de Trump reçoit l'ordre de ne pas témoigner au Congrès

Agence France-Presse

L'ex-conseiller juridique de la Maison-Blanche, Don McGahn, a reçu pour ordre de ne pas témoigner devant le Congrès, a annoncé lundi la présidence engagée dans un bras de fer avec les démocrates sur les suites à donner à l'enquête russe.

Le témoignage de Don McGahn, qui a quitté la Maison-Blanche en octobre 2018, occupe une place importante dans le rapport d'enquête du procureur spécial Robert Mueller, publié à la mi-avril.

Soucieux d'en savoir plus, les démocrates l'ont convoqué mardi devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants.

A la veille de cette échéance, le ministère de la Justice a publié un «avis légal» pour affirmer que les anciens conseillers présidentiels n'étaient pas tenus de répondre à ce type de convocation en raison du principe de «séparation des pouvoirs» exécutif et législatif.

«M. McGahn a reçu pour ordre d'agir en conséquence», a précisé la présidence dans un communiqué.

«Les démocrates n'aiment pas la conclusion de l'enquête Mueller - pas de collusion, pas de complot, pas d'entrave à la justice, et veulent tout reprendre, bien que ce soit inutile et coûteux», a ajouté la Maison-Blanche.

Après 22 mois d'enquête, le procureur Mueller a fait savoir qu'il n'avait pas rassemblé de preuves d'une quelconque entente entre Moscou et l'équipe de campagne de Donald Trump pendant la présidentielle de 2016.

Dans son rapport final, il détaille toutefois une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête, à commencer par une tentative de le limoger.

S'appuyant sur le témoignage de Don McGahn, il écrit que le milliardaire républicain a «ordonné» en juin 2017 à son conseiller de l'accuser de «conflits d'intérêts» pour demander «sa révocation». Mais Don McGahn n'a pas respecté cette consigne.

Depuis, les parlementaires démocrates et la Maison-Blanche sont engagés dans un bras de fer sur les suites à donner à ce rapport.

L'opposition entend utiliser ses pouvoirs d'enquête à la Chambre des représentants pour en savoir plus.

Mais la Maison-Blanche, qui se dit totalement exonérée par le procureur Mueller, veut tourner la page. En conséquence, Donald Trump a notamment utilisé ses prérogatives présidentielles pour bloquer plusieurs demandes d'informations de la chambre.