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Une bouteille à la mer retrouvée après 11 ans

Amélie St-Yves | Journal de Montréal

Des lettres mises à l’eau par deux adolescentes de Laval, qui racontaient leurs quotidiens et leurs béguins de l’époque, ont été retrouvées 11 ans plus tard à 200 km de leur point d’origine.

En 2008, Laurence Charron et Joanie Bélanger demeuraient à cinq minutes de marche l’une de l’autre. Les jeunes filles de 13 ans étaient amies depuis le primaire et se voyaient presque chaque soir.

Laurence Charron a eu l’idée d’écrire des lettres à un inconnu le soir du 8 juin. Les deux meilleures amies ont inséré les feuilles dans du plastique et les ont glissées dans une bouteille de boisson gazeuse vide. Elles l’ont jetée à l’eau, dans la rivière des Prairies à la Berge de l’Harmonie, à Laval.

Une pêcheuse

« Je me souviens qu’on l’a lancée et qu’elle est partie très vite à cause du courant », raconte Joanie Bélanger, aujourd’hui étudiante en gestion à l’école de gestion HEC Montréal.

Onze ans et plus de 200 kilomètres ont filé entre la mise à l’eau et la découverte de la bouteille par une pêcheuse au quai Deschambault, près de Portneuf dans la région de la Capitale-Nationale, samedi.

Elle a tout tenté pour en retrouver les auteures, selon Laurence Charron. Elle a laissé un message à leur école secondaire et a mis des photos des lettres sur trois pages Spotted montréalaises, en plus de la page Spotted : Laval, où des proches des deux femmes les ont reconnues.

« J’en revenais pas. J’ai tout de suite reconnu la partie des lettres que j’avais écrite, je reconnaissais la partie à Jo aussi », indique Laurence Charron, qui vient de terminer un baccalauréat en communication.

Elles aiment le même gars

Les deux femmes, qui sont toujours de meilleures amies aujourd’hui, ont bien ri en relisant les bouts toujours lisibles. Toutes les deux avaient entre autres le béguin pour le même adolescent à l’époque.

« J’aime un garçon que Joanie aime aussi d’ailleurs et qui s’appelle Francis. Il est beau, a 14 ans, drôle, blond. Mais je lui parle jamais, je fais que le regarder », avait écrit Laurence Charron, à l’époque.

Au fil des ans, les deux femmes n’ont gardé qu’un vague souvenir de ce jeune.

Les deux copines doivent souper ensemble ce soir, pour se remémorer des souvenirs.

Elles doivent normalement croiser la pêcheuse dans les prochaines semaines pour récupérer leurs lettres.