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Le Miller Zoo prêt à accueillir des animaux maltraités du Zoo de Saint-Édouard

Raphaël Lavoie | Agence QMI

Ébranlée par les accusations de cruauté et de négligence envers les animaux au Zoo de Saint-Édouard, la copropriétaire du Miller Zoo, Émilie Ferland, s’est dite prête à accueillir des bêtes maltraitées au sein de son établissement.

«C’est vraiment un cas particulier, je n’ai jamais vu ça depuis que j’accueille des animaux», a-t-elle commenté en entrevue mardi à QUB radio.

Mme Ferland a indiqué que la relocalisation et la réhabilitation de ces animaux traumatisés demanderont «énormément» de travail, mais que rien n’était impossible.«Ça ne nous stresse pas. Il y a des animaux qu’on a qui sont bien zen, mais qui ne l’étaient pas quand ils sont arrivés. Ça ne se ramène pas en deux minutes [par contre]. C’est comme prendre un enfant qui vivait dans une cave en captivité et, du jour au lendemain, tu le sors», a-t-elle imagé, notant qu’il s’agirait d’un «travail de longue haleine».

«C’est révoltant, c’est enrageant»

Elle aussi propriétaire d’un zoo privé, l’invitée de Mario Dumont a par ailleurs déclaré qu’elle était d’autant plus consternée par les accusations au Zoo de Saint-Édouard.

«Je dirais que dans le domaine des zoos privés, c’est encore plus enrageant. Souvent, les gens ont tendance à mettre tout dans le même panier. Ce qu’on voyait, ce sont des gens qui disaient "ah, les zoos, les zoos", mais on est loin de tous fonctionner comme ça», a-t-elle souligné.

Pour tenter d’expliquer l’inexplicable, Mme Ferland a noté que puisque le Zoo de Saint-Édouard était à vendre depuis quelque temps. Il est possible «qu’il y ait eu du laisser-aller» de la part du propriétaire, si jamais les accusations s’avéraient fondées, a-t-elle avancé.

«Je me dis qu’il y a une raison, il n’est pas rendu là pour rien», a-t-elle ajouté.