/news/currentevents

Aucune accusation dans le dossier du camionneur brûlé vif sur l'autoroute 40

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Aucune accusation criminelle ne sera déposée en lien avec l’accident tragique qui a coûté la vie, il y a près de trois ans, au camionneur Gilbert Prince, mort brûlé vif sur l’autoroute 40, à Montréal.

«À la suite de l'examen complet du dossier d'enquête transmis par la Sûreté du Québec, le DPCP conclut qu'aucune accusation ne sera portée relativement à cette affaire», a appris TVA Nouvelles.

«La procureure qui a procédé à l'analyse du dossier a rencontré les proches de la personne décédée afin de les informer qu'elle n'était pas en mesure de démontrer un acte criminel en l'espèce», a écrit le DPCP.

Un membre de la famille contacté par TVA Nouvelles a fait part de sa déception à la suite de cette annonce.

Selon nos informations, la Sûreté du Québec avait suggéré, aux termes de son enquête, le dépôt d’une accusation de négligence criminelle contre l’entreprise Bombardier, propriétaire d’un camion qui aurait causé l’accident.

Bombardier avait déjà été montré du doigt en 2017 dans un rapport de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) sur cet accident tragique.

À l’origine, c’est un camion-citerne de la compagnie Bombardier qui s’est immobilisé sur l’autoroute 40 à la suite du déclenchement inopiné de son dispositif d’interverrouillage.

S’en est alors suivi une série d’accidents impliquant des poids lourds qui avait finalement provoqué une explosion et entraîné la mort de M. Prince.

Le rapport de la CNESST soulignait que le camion de Bombardier aurait subi d’autres arrêts en 2016 et que l’entreprise devait y voir de près.

Des sanctions sont encore possibles contre Bombardier puisque des audiences de la Commission des transports du Québec auront lieu en juin et en septembre.