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«L’étrange pays»: Jean Leloup lance son neuvième album

Mélissa Pelletier | Agence QMI 

Joël Lemay / Agence QMI

C’est dans une ambiance des plus éclatées que le gratin de l’industrie musicale s’est donné rendez-vous mercredi soir à l’Arsenal art contemporain pour entendre le neuvième album de Jean Leloup, «L’étrange pays», après plus de quatre ans de silence.

À travers les oeuvres d’art, le public était invité à se promener et à discuter, verre à la main. Yann Perreau, excité, en avait long à dire: «Pour moi, Jean Leloup est tout simplement une légende.»

Tout un défi de lancer un album guitare-voix, presque brut, au naturel. «L’étrange pays» a été enregistré par Leloup lui-même, entre Charlevoix et le Costa Rica.

«C’est ainsi qu’on devrait faire de la musique. Ajouter des couches sonores, ça devrait être pour magnifier une mélodie déjà solide», a lancé Pierre-Luc Brillant.

Marc Labrèche a abondé dans ce sens. «Jean a été unique dès le départ. On parle souvent du personnage, mais j’ai l’impression que c’est quelqu’un qui est tout simplement lui-même».

Pour Anik Jean également, cette soirée était particulièrement spéciale. «Jean, c’est un mentor pour moi. Il m’a vraiment mise sur la map.»

Un lancement hors du commun

À mesure que l’heure avançait, une rumeur s’est mise à courir à travers le public. Est-ce que Jean Leloup allait réellement faire une prestation? Vers 19 h 20, le public a été invité à entrer dans une salle sombre, brumeuse.

Beaucoup se sont assis pour admirer le mur du fond, magnifié par des projections vidéo de la nature et, éventuellement Jean Leloup, qui nous proposait dans une fausse infopub d’appeler au 1 800 JUMPIN, question d’apprendre l’art de la méditation ou la gestion d’une pile de pierres sur la tête, par exemple.

Sous un tonnerre d’applaudissements, Jean Leloup s’est finalement avancé, bras en l’air. «Check check. One-two. Alors euh, est-ce que ça sonne? Ça va? Excusez-moi, je n’arrive pas à me taire. Hum, quelle chanson en premier? OK celle-là», a lancé l’artiste au public hilare, avant d’entonner «Passe ton chemin».

L’auteur-compositeur-interprète a continué son tour de chant avec le premier extrait de l’album, «Rosier-douleur», et la pièce-titre «L’étrange pays». Sans surprise, Leloup s’est permis quelques improvisations à travers ses chansons simples et efficaces. Passant parfois d’un ton de voix à un autre, ajoutant des paroles ici et là, l’artiste a prouvé s’il le fallait qu’il était en contrôle total de son répertoire.

Au moment d’écrire ces lignes, Jean Leloup entonnait «Le sentier» avec panache. Le verdict? Un lancement réussi, à l’image d’un artiste unique.