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Le pont de Québec bon jusqu’en... 2094?

Jean-Luc Lavallée | Journal de Québec

GEN-PONT DE QUÉBEC

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBE

Même s’il soufflera ses 102 bougies cette année, le pont de Québec est loin d’être à l’article de la mort. Il serait même encore bon pour « au moins 75 ans » s’il reçoit les soins appropriés, avance le ministre fédéral Jean-Yves Duclos.

«Ç’a été confirmé par plusieurs sources. Un pont comme ça, s’il est entretenu correctement, s’il est restauré, il est bon pour un minimum de 75 ans », a déclaré M. Duclos, jeudi, lors d’une mêlée de presse en marge d’une annonce au port.

Il a toujours été difficile d’avoir l’heure juste quant à la durée de vie utile du pont puisque le CN, propriétaire de l’infrastructure depuis 1993, refuse de diffuser ses propres rapports d’inspection. Le MTQ, locataire de la voie carrossable, a mis en ligne de son côté un rapport contenant près de 900 photos de corrosion en 2018.

559 millions $

«Il faut qu’on s’en occupe si on veut qu’il soit là encore pendant 75 ans, mais la bonne nouvelle, c’est que cette infrastructure-là est encore en bon état, il faut juste en prendre soin correctement au cours des prochaines années », a insisté le ministre.

La cure de rajeunissement du pont centenaire, planifiée par Ottawa, est maintenant évaluée à 559 M$, comme le révélait Le Journal en mars. « Le montant qui est sorti, c’est un montant sur 25 ans. Pour une infrastructure comme celle-là, c’est très peu d’argent par année [...] si on le divise par 25 », a observé M. Duclos.

«On ne parle plus de peinture maintenant, on parle de restauration parce que peinturer un pont sans le restaurer, ça ne fait pas de sens... Il faut le restaurer et si on fait ça correctement, prochainement, les ingénieurs nous le disent et Transports Québec le rappelle souvent, il sera bon durant au moins 75 ans, donc on en a jusqu’en 2094 », a-t-il réitéré.

Toujours pas d’entente

Les libéraux fédéraux, faut-il le rappeler, n’ont pas respecté leur promesse de régler le dossier de la peinture dans les six mois suivant leur élection en 2015.

M. Duclos demeure néanmoins optimiste. «On a des échanges depuis plusieurs mois déjà avec le gouvernement du Québec. Le CN, pour la première fois depuis très longtemps, veut faire partie de la solution, alors on continue à travailler très fort. »