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Accusé d’avoir tué et recouvert de pellicule plastique son coloc

Michaël Nguyen | Journal de Montréal

archives, Journal de Montréal

Un Montréalais accusé d’avoir poignardé à mort son colocataire en présence de sa copine l’aurait ensuite recouvert de pellicule plastique, ce qui n’est pas sans rappeler le personnage principal de la série télévisée Dexter.

« Le meurtre était planifié et délibéré, la victime a été attaquée et tuée au couteau de cuisine alors que la copine de l’accusé était présente dans le logement », a expliqué le procureur de la Couronne Louis Bouthillier à l’ouverture du procès de Jonathan Dopson Gariépy.

L’homme de 33 ans est accusé du meurtre au premier degré de Pappa Kofi Kwao Boakye, un Montréalais de 29 ans. Le drame est survenu il y a presque trois ans, en juin 2016.

À l’époque, M. Boakye logeait à l’occasion chez Gariepy, qui avait un appartement à LaSalle. C’est d’ailleurs lui qui s’était rendu chez le meurtrier allégué le jour fatidique, a-t-il été expliqué dans l’exposé d’ouverture de la Couronne.

« M. Gariepy, qui avait passé la nuit dans un after-hour avec sa copine, est rentré un peu avant pour attendre la victime », a affirmé le procureur.

On ignore encore pour le moment ce qui aurait poussé Gariépy à s’en prendre à son colocataire, mais l’accusé ne se serait pas gêné pour commettre l’irréparable en présence de sa petite amie. La femme devrait d’ailleurs venir raconter ce qu’elle a vu, la semaine prochaine au palais de justice de Montréal.

Inquiétude

À la suite du décès violent de M. Boakye, la copine de ce dernier a commencé à s’inquiéter de ne pas avoir de nouvelles. Elle s’est alors mise à sa recherche, se rendant même chez Gariépy, avec qui elle a parlé.

Sauf qu’elle est repartie bredouille, sans se douter de rien, puisqu’il a fallu 27 heures pour que les policiers arrêtent finalement le meurtrier allégué.

« Son arrestation s’est déroulée dans l’immeuble où il habitait », a expliqué Me Bouthillier.

Pellicule plastique

Et quand les policiers sont entrés dans le logement, ils ont découvert le corps dans le garde-robe de la chambre à coucher, allongé sur le ventre et les pieds relevés. Des photos du cadavre ont été montrées au jury, avec le corps sur de l’emballage plastique ouvert.

En fouillant l’appartement de fond en comble, les autorités ont noté près de 50 marques d’intérêt où l’on voit des taches s’apparentant à du sang. Une biologiste judiciaire devrait venir témoigner des résultats de ses analyses. Le procès, présidé par le juge François Dadour, est prévu pour durer plusieurs semaines. Les avocates Debora De Thomassis et Cristina Nedelcu officient pour la défense.

 

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