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Boeing en zone de turbulence

TVA Nouvelles 

Le pire scénario est en train de s’écrire pour Boeing. L’interdiction de vol du 737 MAX à la suite de deux importantes catastrophes aériennes pourrait être prolongée. De plus, l’avionneur américain pourrait perdre des milliards de dollars, en plus de devoir regagner la confiance des pilotes.

Réunies jeudi au Texas, les autorités mondiales de l’aviation civile ne se sont pas entendues sur une date de retour en service du 737 MAX, l’avion-phare de Boeing cloué au sol depuis le 13 mars.

«La crise a été gérée de façon lamentable, dit Pierre Jeanniot, ex-pdg d’Air Canada et de l’Association internationale du transport aérien, en entrevue à TVA Nouvelles. Il faut admettre nos erreurs. Il faut être énergique et prendre des décisions immédiatement. Si on essaie de minimiser la situation, on commence à créer un doute et après, c’est difficile à rattraper.»

Notamment, la confiance des pilotes est ébranlée. Le rapport d’enquête préliminaire sur l’écrasement d’Ethiopian Airlines avait révélé que le commandant de bord et son copilote avaient appliqué toutes les procédures d’urgence.

«Je ne serais pas chaud à l’idée de retourner sur un 737 présentement, affirme le commandant de bord Dominic Daoust. C’est de l’entraînement qui va falloir donner aux pilotes pour leur montrer que l’avion réagit comme il devrait. Ce n’est pas de l’entraînement qu’on reçoit en vol. On le reçoit au simulateur.»

Les vols pourraient reprendre en octobre, mais entre temps, Boeing se prépare à perdre des milliards de dollars. Par exemple, 13 compagnies aériennes chinoises réclament déjà une compensation de 800 millions $. Les familles des victimes intentent aussi des poursuites.

Les futurs impacts à la bourse et sur les commandes à venir peuvent être considérables.

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