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Gelé comme une balle en touchant du LSD vieux de 50 ans par erreur

Stéphane Plante | Journal de Montréal

Ce qui semblait une journée de travail comme les autres pour Eliot Curtis s’est transformé en solide «bad trip» comme on dit.

Ce responsable des opérations et de la diffusion pour la chaîne de télévision KPIX à San Francisco n’a sûrement pas vécu pareille expérience depuis Woodstock. (S’il s’y trouvait, bien sûr.)

Curtis a entrepris de retaper un vieux synthétiseur modulaire de marque Buchla modèle 100 se trouvant dans un vieux hangar de l’Université d’État de Californie à East Bay depuis les années 60. Depuis, personne n’avait cru bon s’y attarder. Sauf Eliot Curtis un bon matin. 

En bon patenteux curieux de savoir s’il pouvait faire revivre la machine, il l’a rapporté chez lui pour la réparer. 

Après avoir ouvert un des panneaux de l’appareil, il a aperçu un résidu qui lui semblait une petite poussière cristalline. Après avoir vaporisé l’endroit précis où logeait la saleté, il a tenté de gratter ce qui restait avec son doigt. Et c’est là que ça s’est gâté... 

Quarante-cinq minutes ont suffi pour qu’il ressente les effets de ce qui était en vérité une dose de LSD enfouie dans le synthétiseur depuis la belle époque de l’amour libre. 

De légers picotements se sont manifestés pour ensuite se métamorphoser en véritable trip d’acide d’une durée de 9 heures! 

Comme le rapporte Consequence of Sound, les tests en laboratoire ont permis de découvrir qu’il s’agissait bel et bien d’une dose de LSD qui avait maturé comme un vin dans une cave pendant 50 ans. 

Selon un chercheur spécialisé en LSD (qui a préféré gardé l’anonymat) cité par Consequence of Sound, la substance peut être préservée pendant des décennies si elle est enfermée dans un lieu sombre et froid. 

Comme l’intérieur sombre et froid d’un synthétiseur se trouvant dans un local sombre et froid de l’Université d’État de Californie. 

L’effet du LSD, lui, pourrait parfois se transmettre par un simple contact tactile. Eliot Curtis peut maintenant en témoigner.

De fins observateurs ont fait remarquer qu’il s’agissait peut-être d’un synthétiseur ayant appartenu à Owsley Stanley, ingénieur de son attitré des Grateful Dead, groupe californien des années 60 reconnu pour avoir testé toutes les drogues inimaginables... 

Eliot Curtis est finalement venu à bout de l’appareil et a pu le nettoyer complètement... Mais en prenant le soin de porter des gants. Habitude qu’il gardera sans doute pour le reste de sa vie.