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Le chef Mario Batali, accusé d'agression sexuelle, plaide non coupable

Agence France-Presse

Le chef Mario Batali, inculpé pour une agression sexuelle dans un restaurant en 2017, a plaidé non coupable vendredi, a indiqué à l'AFP le tribunal municipal de Boston.

Le célèbre chef de 58 ans, immédiatement reconnaissable à ses cheveux tirés en queue de cheval, a été assailli par de nombreux journalistes à son arrivée au tribunal municipal de Boston où il portait une veste sombre sur un pull violet et baskets aux pieds.

Protégé par trois huissiers de justice, il n'a fait aucune déclaration avant ou après sa brève comparution.

Il a été formellement inculpé des chefs d'accusation retenus contre lui --attentat à la pudeur et coups et blessures-- avant d'être laissé en liberté sans caution, le juge demandant simplement à ce qu'il n'ait aucun contact avec la plaignante.

La prochaine audience est prévue le 12 juillet. M. Batali n'est pas tenu d'y être en personne.

L'agression présumée remonte à avril 2017. Une femme de 28 ans, Natali Tene --qui avait déjà porté plainte contre M. Batali au civil pour les mêmes faits en août 2018-- aurait rencontré le célèbre chef alors qu'ils dînaient séparément dans un restaurant de Boston, le «Towne Stove and Spirits», situé non loin du restaurant «Eataly» qui appartenait alors à M. Batali.

Voyant qu'elle essayait de prendre une photo de lui, M. Batali lui aurait proposé de le rejoindre pour faire un «selfie». Une fois à ses côtés, il en aurait profité pour la forcer à l'embrasser et la tripoter.

Bien qu'il ait été accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes dans la foulée du mouvement #MeToo, c'est la seule affaire à ce stade ayant entraîné une inculpation de ce chef qui fut longtemps une star de télévision, grâce à son émission «The Chew» sur ABC et à sa personnalité de bon vivant.

Les premières accusations ont été publiées par le site spécialisé Eater en décembre 2017. Le Washington Post avait ensuite fait état d'autres témoignages accablants, suivi par le magazine télévisé «60 Minutes».

Début janvier, la police new-yorkaise a indiqué avoir classé sans suite trois plaintes, deux portant sur des faits prescrits et la troisième parce que l'enquête n'avait pas été concluante.

Après les premières accusations, l'émission de télévision avait été arrêtée et il a dû se désengager du groupe de restaurants constitué avec la famille Bastianich et de la chaîne d'épicerie fine Eataly USA.

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