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Un ode à l’engagement pour «Kalakuta Republik»

Agence QMI

COURTOISIE SOPHIA GARCIA

Malgré un danseur en moins qui n’a pas pu se présenter à Montréal en raison d’un problème de visa, le spectacle «Kalakuta Republik» a reçu un accueil enthousiasme jeudi soir lors de sa première au Monument-National de Montréal.

Cette production africaine très attendue au Festival TransAmériques s’inspire de la musique et de l’engagement de Fela Kuti, père de l’afrobeat et artiste nigérian qui a défendu les classes populaires et pourfendu l’autoritarisme et l’influence des multinationales dans son continent. Elle a été créée par le chorégraphe et danseur burkinabé Serge Aimée Coulibaly qui est basé en Belgique.

Le spectacle, qui dure environ 1 h 30 avec un entracte, commence sur un long morceau de Kuti. Les cinq danseurs, tous d’origine africaine sauf une, y évoluent en parallèle ou tour à tour, généralement en solo, dans des mouvements vifs et énergiques, loin de l’héritage traditionnel africain. Torse nu sous son veston dans un clin d’œil à Kuti, Coulibaly s’y trouve également, parfois en retrait mimant un discours ou en avant-scène, se déhanchant lui aussi.

Assez distincte, la deuxième partie est plus lascive et éthylique. Plus chaotique, notamment avec un jeu de chaises. On y mélange alors la danse avec la performance. Des percussions plus traditionnelles se font également entendre pour la seule fois de cette œuvre.

La fin se termine de manière solennelle, lentement, avec une pointe de défiance et d’optimiste avec les danseurs qui quittent les spectateurs en traversant la salle.

«Kalakuta Republik» est présenté jusqu’à samedi au Monument-National.

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