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Un homme du Manitoba aurait agressé plus d’une quinzaine de jeunes âgés de 3 à 15 ans

Agence QMI

GRACIEUSETÉ/GRC

Un homme qui avait accès à un foyer d’accueil où séjournaient de nombreux enfants de la Première nation de Garden Hill, au Manitoba, est accusé d’avoir agressé sexuellement 17 d’entre eux, mais les autorités craignent qu’ils aient pu faire d’autres victimes.

Paul Bruce Harper, 21 ans, qui vit dans cette communauté, a été arrêté le 25 février 2018, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Plusieurs accusations se sont ajoutées à son dossier au fil de l’évolution de l’enquête, si bien qu’Harper doit répondre à des chefs d'agression sexuelle, de contacts sexuels, de voies de fait graves et de voies de fait. Il demeure détenu.

Les autorités avaient lancé une enquête après avoir reçu trois plaintes d’agressions sexuelles contre des enfants, à partir de décembre 2017, et ce, jusqu’en juin 2018. C’est en cours d’enquête qu’ils ont appris qu’Harper avait accès au foyer d’accueil, la GRC faisant alors appel aux Services à l’enfance et à la famille de la province dans le cadre d’une enquête conjointe.

Selon les faits allégués, Harper a été «en contact» avec 150 enfants et l’enquête de 11 mois ayant suivi montre que 17 garçons et filles, âgées de 3 à 15 ans au moment des faits, auraient été agressés de 2011 à 2017.

«Ces allégations sont très graves, et, à mesure que l'enquête avançait, nous craignions de plus en plus qu'il y ait d'autres victimes, vu le nombre d'enfants placés dans ce foyer d'accueil au fil des ans», a dit l'officier responsable du Groupe des crimes graves de la GRC au Manitoba, le surintendant Michael Koppang, par communiqué.

Harper n’est pas seul à devoir répondre de ces actes présumés. Un autre homme, âgé de 20 ans, a été arrêté et accusé successivement, au cours des derniers mois, de plusieurs chefs d'agression sexuelle, de contacts sexuels, de voies de fait graves, d'agression armée et de voies de fait. Il se trouve aussi derrière les barreaux. «Son identité ne peut pas être dévoilée, car il est accusé en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents», a indiqué la GRC.

Cette triste histoire ne s’arrête pas là. En septembre dernier, la mère responsable du foyer d’accueil, Lucy Harper, 66 ans, a été accusée de parjure,de défaut de signaler un enfant ayant besoin de protection et pour défaut de prendre soin d'un enfant ayant besoin de protection, a-t-on mentionné, en ajoutant qu’elle a recouvré sa liberté sous conditions. Elle n’est plus responsable d’un foyer d’accueil.

D’autres victimes?

Les autorités sont malheureusement convaincues que d’autres enfants ont été agressés sexuellement.