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Un prédateur sexuel ne parvient pas à plaider coupable

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles 

Un prédateur sexuel qui souhaitait plaider coupable lundi, au palais de justice de Sherbrooke, à quelque 150 chefs d'accusation qui pèsent contre lui, n'a pu le faire comme prévu.

L'avocat de Pascal Montembeault, un citoyen originaire de Trois-Rivières âgé de 39, n'est pas parvenu à s'entendre avec la procureure de la Couronne, qui a hérité du dossier dernièrement, sur une partie des chefs d'accusation pour lesquels Montembealt plaiderait coupable.

Montembeault, qui a déjà reconnu sa culpabilité pour une agression sexuelle sur une adolescente de 14 ans commise à Sherbrooke en août 2017, fait face à 168 accusations, entre autres pour leurre informatique, distribution de matériel sexuellement explicite, production de pornographie juvénile, incitation à des contacts sexuels et extorsion.

En raison de la mésentente entre la défense et la Couronne, le procès a été reporté au 11 juillet.

«Mon client voulait plaider coupable, reconnaît environ 150 des crimes qui lui sont reprochés. Ce ne sont qu'une dizaine des chefs sur lesquels on diverge d'opinion avec la poursuite compte tenu de la preuve et des conséquences pour M. Montembeault. Il est peut-être mieux, dans les circonstances, de reporter le dossier une dernière fois et se faire les choses correctement», a expliqué Guy Plourde, l'avocat de l'accusé qui s'est engagé à plaider coupable lors de son retour devant la juge Claire Desgens.

Pascal Montembeault est détenu depuis août 2017 pour l'agression sexuelle d'une adolescente sherbrookoise de 14 ans.

C'est à la suite de son arrestation que l'accusé a pris la décision de tout avouer aux enquêteurs.

Utilisant le pseudonyme de Marc-André et le faux profil d'un adolescent de 17 ans, il entrait en contact avec des adolescentes sur les réseaux sociaux et sites de rencontres pour jeunes. Il gagnait leur confiance et les séduisait, pour ensuite échanger avec elles du matériel sexuellement explicite.

Pas moins de 104 victimes ont porté plainte contre l'accusé. Celles-ci proviennent de différentes régions du Québec, voire d'outre-mer.

Comme c'est le cas pour l'agression sur l'adolescente de moins de 16 ans, les crimes de leurre informatique sont passibles d'une peine d'emprisonnement minimale d'une année, peines qui doivent être purgées consécutivement pour chacune des victimes.