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Beaucoup de questions restent sans réponse à Ste-Marthe-sur-le-Lac

TVA Nouvelles 

Les émotions étaient vives mardi soir alors que le conseil municipal de Sainte-Marthe-sur-le-Lac tenait sa première assemblée depuis les inondations majeures qui ont frappé la communauté. Des citoyens ont profité de l’occasion pour faire part de leur mécontentement.

L’assemblée se tenait exceptionnellement à l’église qui a une plus grande capacité d’accueil que l’hôtel de ville. Mais malgré 500 places assises disponibles, plusieurs citoyens n’ont pu entrer même s’ils étaient arrivés en avance.

Des policiers avaient même été appelés à surveiller l’événement sur place.

Au début de l’assemblée, alors que l’ordre du jour était respecté et que des questions à propos de papillons et des amendes à la bibliothèque étaient soulevées, la mairesse Sonia Paulus a été la cible d’insultes. Elle a alors menacé de suspendre la séance pour tenter de ramener le calme.

Quand la question des inondations a finalement été abordée, des citoyens ont demandé les rapports d’ingénierie passés de la digue permanente. La mairesse a répondu que ces rapports ne peuvent être rendus publics en raison des recours collectifs intentés contre la municipalité.

Elle s’est toutefois engagée à tenir les citoyens informés des inspections qui sont menées jour et nuit sur la digue actuelle.

Les sinistrés n’auront pas de congé de taxes municipales, mais les paiements des mois de juin et septembre seront repoussés en décembre. La municipalité va aussi revoir la valeur des propriétés inondées.

En pleurs

Des citoyens sont sortis en pleurs de l’assemblée alors que d’autres semblaient satisfaits des réponses obtenues.

«C’est sûr et certain qu’il y a de l’électricité. Il y a tellement de choses qui se sont dites, on ne sait pas c’est quoi la vérité», a confié un citoyen questionné par la reporter de TVA Nouvelles.

«Il y a beaucoup de questions qui n’ont pas eu de réponses définitives, mais ils ne peuvent pas s’avancer non plus. Ils vont devoir attendre ce qui va arriver. Il y a bien des gens impliqués là-dedans», a dit un autre résident.

Des milliers de personnes vivent toujours les contrecoups de la rupture de la digue, par laquelle le lac des Deux Montagnes s’est déversé dans la municipalité en avril dernier.

Une pétition sera déposée mercredi à l’Assemblée nationale à propos du statut de sinistrés des habitants de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

«On est victime d’un drame. Ce n’est pas une inondation normale qui s’est passée ici. La digue, c’est comme si un barrage avait cédé. On ne peut pas être couverts de la même façon que des personnes qui sont inondées qui ont fait le choix d’être dans une zone inondable. On a fait le choix d’acheter une maison dans une zone non inondable. Le programme du ministère nous couvre mal», a expliqué un citoyen.

Même si l’eau s’est retirée, pas moins de 6000 citoyens avaient dû être évacués lorsque la digue a cédé. La plupart de ces citoyens ne peuvent toujours pas habiter leur domicile en d’importantes rénovations à réaliser.

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