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La Ligue des Noirs présente sa requête en action collective contre le SPVM

Yves Poirier | TVA Nouvelles

La Ligue des Noirs présente aujourd’hui sa requête en action collective contre le SPVM pour profilage racial allégué.

Ce sont environ 4 M$ qui sont réclamés au corps policier, soit 8000$ par citoyen envers qui des agents auraient causé des préjudices. Le demandeur au recours collectif, Alexandre Lamontagne, un agent de sécurité à Montréal, dit avoir subi du profilage racial, en août 2017.

Alors qu'il n'avait commis aucune infraction criminelle ni violation à quelque règle de droit que ce soit, il affirme que des policiers du poste de quartier 16 s'en sont pris brutalement, vicieusement et illégalement à sa personne. Pourtant, M. Lamontagne dit qu'il n'opposait aucune résistance.

«Pendant et après que l'arrestation, les policiers impliqués ont adopté pour conduite, un comportement indiquant la pratique d'un profilage racial ou à tout le moins une volonté évidente, déréglée et malicieuse visant à s'attaquer à la personne du requérant en recherchant de faux prétextes pour nuire à la personne de celui-ci», peut-on lire dans la demande de recours collectif.

Alexandre Lamontagne a été intercepté puis arrêté sur la rue Saint-Jacques dans le Vieux-Montréal, près du club La Voûte.

M. Lamontagne affirme qu'il marchait paisiblement vers sa voiture quand il a entendu la voix d'un policier qui lui aurait dit: «Hey! Est-ce que je peux t'aider?»

Le jeune homme leur a demandé ce qu'il voulait et quel était leur problème. Les agents se seraient moqués de lui alors qu'il souhaitait obtenir leur numéro de matricule. Les policiers auraient continué à le narguer.

«Alexandre Lamontagne est un individu qui travaille dans le domaine de la sécurité. Il n'a aucun antécédent criminel, c'est un honnête citoyen. On l'a arrêté pour des raisons futiles. Finalement, le tout a débouché vers un acquittement. M. Lamontagne a vécu beaucoup de problèmes à cause de son métier. Il a été obligé de révéler à son employeur l'incident. C'est sans compter les frais judiciaires qu'il a dû débourser pour se défendre à la cour dans une affaire pour laquelle il a été acquitté», explique Me Jacky-Éric Salvant.

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