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Séminaire des Pères Maristes: une peine pour «passer à autre chose»

Nicolas Saillant | Journal de Québec

JEAN-FRANCOIS DESGAGNES/JOURNAL

Plaidant que son client a déjà subi sa peine et mettant l’accent sur un «improbable» risque de récidive, l’avocat d’un élève des Pères Maristes reconnu coupable de leurre et de production de pornographie juvénile demande une absolution conditionnelle.

Les observations sur la peine de l’un des cinq garçons accusés dans l’affaire des photos osées partagées par des élèves des Pères Maristes ont débuté par le témoignage du père de l’une des victimes. L’adolescent de 14 ans s’est reconnu coupable d’avoir obtenu par Snapchat des photos osées de deux adolescentes fréquentant le Séminaire, en les couvrant de compliments et en profitant de leur naïveté.

«Je m’adresse à toi avec mon cœur de papa», a dit le père de l’une des victimes. Il déplore que l’accusé ait profité de la «naïveté» et de la «vulnérabilité» de la victime pour obtenir les photos osées. «C’est elle qui a payé pour... Pourtant, c’est elle, la victime», a ajouté le père.

Ce dernier a aussi semblé envoyer une pointe aux parents des différents accusés en disant à l’adolescent: «Plusieurs adultes autour de toi ont décidé de ne pas agir et de banaliser la situation.»

Passer à autre chose

Il reste que les parents, tout comme la juge Judith Landry, ont exprimé leur désir de «passer à autre chose». Me Jean-Félix Charbonneau, avocat de l’accusé, a fait état des «dérapages» de cette saga qui, depuis plus d’un an, ne fait «que des perdants».

Me Charbonneau demande donc une absolution inconditionnelle et propose un don de 500$ provenant des économies de l’accusé de 14 ans. Alors que la mère d’une victime avait réclamé une interdiction de contact pour deux ans, une interdiction d’importuner les victimes a plutôt été demandée.

Dans l’objectif de prendre une décision rapidement, la juge a mis la sentence en délibéré pour une courte période et rendra sa décision le 10 juin.

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